L'ECRIVAIN TURC NEDIM GURSEL PRESIDENT DU SALON DU LIVRE DE COMBAT DE CABESTANY

L'ECRIVAIN TURC NEDIM GURSEL PRESIDENT DU SALON DU LIVRE DE COMBAT DE CABESTANY
Le Blog littéraire d'André BONET. Un livre : "Les Filles d'Allah" de l'écrivain turc Nedim Gursel devant la justice turque. C'était au printemps, en Turquie, à l'initiative d'un membre d'un groupe islamique traditionaliste. Nedim Gürsel a été accusé d'avoir "dénigré les valeurs religieuses d'une partie de la population" Dans Les Filles d'Allah, les déesses préislamiques Lat, Manat et Uzza, mentionnées dans le Coran comme des créatures silencieuses, chantent et déplorent la façon dont Allah a donné sa préférence au Prophète et à sa cause, le monothéisme, en choisissant son "messager" plutôt que "ses filles". Rencontre exceptionnelle avec Nedim Gursel, invité d'honneur du 12° salon du livre de Cabestany.

A sa manière tendre, intime, Nedim Gürsel, écrivant plusieurs langues, mais écrivain en turc, vivant là où son oeuvre le mène, s'est lui aussi emparé du très susceptible Coran. Et le sacré, une nouvelle fois, entra dans le profane. Et Dieu fut rappelé au monde pour ce qu'il est, une mémoire d'enfant effrayé par le diable. "Tu avais la foi, écrit Gürsel de l'enfant qu'il était, en Anatolie. Et pourtant tu avais peur. Tu n'étais impressionné ni par l'eau du paradis ni par les coupes de nacre... Ce qui te préoccupait sans cesse, c'était l'enfer."
Nedim Gürsel est un djinn, un ogre délicat qui se nourrit de mondes engloutis : Venise, Istanbul, âges d'or conjugués au passé, errances au présent. Il semble avoir pris, avec les années, les plis de sa culture ottomane et européenne.

Procé relancé

On croyait l'affaire judiciaire close. Défendu par de nombreux intellectuels et écrivains, Nedim Gürsel a été acquitté au mois de juin. Mais appel a été fait de la décision du tribunal d'Istanbul et le procès est relancé. Gürsel, qui a déjà eu à faire à la justice turque, regrette que certains lecteurs se sentent offusqués. "J'ai simplement voulu raconter les souvenirs d'un enfant élevé par son grand-père. Un homme pieux, soucieux du droit, qui raconta à son petit-fils les divers épisodes de la vie du Prophète. Les voix des déesses ne sont qu'une ruse pour conter mon histoire."

Reste à savoir si les juges d'appel sauront distinguer la littérature de la théologie.

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Les Filles d'Allah de Nedim Gürsel. Traduit du turc par Jean Descat, Seuil, 310 p., 21,50 ¤.


Soirée d'ouverture du 12 salon du livre de Cabestany, vendredi 27 novembre, à partir de 18h30 au Centre culturel, avec la présence exceptionnelle de l'écrivain turc Nedim Gursel.
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# Posté le mercredi 25 novembre 2009 02:05

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 02:24

LES PROPOS DE PIERRE BERGE SONT LAMENTABLES : SOUTIEN TOTAL A L'AFM ET AU TELETHON

LES PROPOS DE PIERRE BERGE SONT LAMENTABLES : SOUTIEN TOTAL A L'AFM ET AU TELETHON
Le Blog d'André BONET. Lamentables. Il n'y a pas d'autres mots pour qualifier les propos de Pierre Bergé. Que ce dernier continue à reverser une partie de sa fortune au Sidaction et qu'il se taise à l'avenir. Il pourrait d'ailleurs le faire de manière anonyme : étaler sa fortune aux yeux de tous à quelque chose de malsain. Je pense aux milliers de familles qui attendent chaque année que grâce à la générosité des Français la cause défendue par le Téléthon avance. Mais que les propos lamentables de Pierre Bergé ne nous empêchent pas de soutenir le Sidaction. Face à la polémique lancée par ce dernier, de nombreuses personnalités ont souhaité réagir et apporter leur soutien à l'AFM. Voici quelques extraits de leurs témoignages.

Bruno Spire, Président de AIDES, dans un courrier adressé à la Présidente de l'AFM, le 23 novembre, a témoigné de son soutien au nom des militants de Aides et de la lutte contre le sida : "Je tenais à vous confirmer que ces propos n'appartiennent qu'au Président du Sidaction et ne représentent en aucun cas la position de Aides. En effet, nous sommes convaincus, comme vous le savez, de la complémentarité des causes que nous défendons; et qu'à ce titre, les fonds collectés par le Téléthon sont utiles à toutes et à tous, car bénéfiques à de nombreux malades dont les personnes séropositives".

Thierry Lhermitte, comédien, parrain du Téléthon en 1996 et en 2006 : "J'ai entendu Pierre Bergé... j'étais navré. C'est un homme que je respecte beaucoup alors quand j'entends "ils achètent des immeubles" en parlant du Téléthon, ça c'est quand même bien malvenu... Je pense que c'est vraiment un débat très stérile. C'est bien de donner au Sidaction, c'est bien de donner au Téléthon et c'est bien de donner là où votre coeur vous dit de donner, c'est aussi simple que ça me semble-t-il...".

Daniel Auteuil, comédien, parrain du Téléthon 2009 : "C'est violent pour les gens du Téléthon que j'ai rencontrés, pour les familles, pour ce centre que j'ai visité, le Généthon, où j'ai pu comprendre un peu mieux comment ça se passait et où passait l'argent".

Valérie Pécresse, ministre de la Recherche : "Les associations permettent, grâce aux appels aux dons qu'elles font, de nourrir la recherche française, et donc le rôle de ces associations est absolument crucial... L'AFM a créé le Téléthon, ça a été un coup de génie, parce que personne ne s'intéressait aux maladies orphelines...”.

Manuel Valls, député-maire PS d'Evry : "Les propos irresponsables de Pierre Bergé sont intolérables car ils divisent les Français et installent un climat de suspicion sur le Téléthon... Ces propos sont d'autant plus choquants qu'ils sont injustifiés et créent une concurrence ignoble entre les grandes causes... Ils entachent les efforts des donateurs, des chercheurs et de tous les bénévoles à quelques semaines de la prochaine campagne de dons”.


Axel Kahn, généticien, président de l'université Paris-Descartes : « Sans [les enfants], le Téléthon n'aurait pas connu ce succès. Bien sûr, ils attirent la générosité du public. Mais quand on parle avec eux, ce que j'ai souvent fait, je peux vous dire que ces enfants ne sont absolument pas instrumentalisés, manipulés. Ce sont des militants, le Téléthon donne un sens à leurs souffrances quotidiennes. Et même si beaucoup d'entre eux savent que leur avenir est limité, ils se battent pour le futur. Et quand au bout du compte cette image permet de dégager des millions pour la recherche en faveur des maladies génétiques, alors toute critique devient absurde »[...] «Non, le Téléthon n'est pas un week-end morbide, c'est une fête populaire et pas populiste. Comment voulez-vous être contre le seul exemple où des citoyens décident de contribuer tous ensemble à la recherche publique ? ».

Jacques Malet, président de Recherches et solidarités et auteur depuis 14 ans de l'étude annuelle « La Générosité des Français » : « Il faut se rendre compte que le Téléthon est une école du don : c'est par le Téléthon que beaucoup de Français, notamment parmi les plus jeunes, donnent pour la première fois. Cela veut dire qu'ils passent du statut de personne individualiste au statut de personne généreuse. Et lorsqu'on a donné une première fois, en particulier dans des conditions comme celles du Téléthon, on redonnera forcément. D'autant que cette éducation au don se fait dans des conditions extraordinaires. D'abord en raison de la cause et des résultats. D'autre part, en raison de l'action collective. Un don individuel, c'est un don heureux, mais un don à plusieurs, c'est jubilatoire. Avec le Téléthon, tout le monde est réuni pour faire un geste. Ce qui est collectif a encore plus de valeur. La médiatisation du Téléthon ne fait pas d'ombre aux autres associations, au contraire. [...] le Téléthon est un déclencheur de générosité ». Lire le communiqué de presse de Recherches et Solidarités à ce sujet.

Béatrice Laurent, maman du petit Thomas, figure du Téléthon 2008, juge les déclarations de Pierre Bergé "choquantes, parce que le but ce n'est pas d'exhiber, le but c'est d'ouvrir les yeux aux gens". Thomas a lui aussi réagi : « Exhibé ? Justement ce jour-là, c'était le seul jour où on ne m'a pas regardé comme une bête curieuse. C'est moi qui ai voulu participer pour montrer que j'étais quelqu'un de normal, pour ne plus avoir à expliquer tout le temps aux autres pourquoi je ne peux pas jouer au foot et pourquoi je me casse la figure quinze fois par jour... ».

Dans une tribune publiée en exclusivité sur LEXPRESS.fr intitulé "De myopathe à myopathe", l'ancien président de l'Association française contre les myopathies (AFM), Eric Molinié, répond aux attaques de Pierre Bergé sur le Téléthon.

Nous comptons sur vous pour relayer les réponses de l'AFM dans vos blogs, à vos contacts mails, dans les forums de discussions, dans vos réseaux sociaux (Facebook, Twitter,...).
N'hésitez pas à répondre maintenant au sondage en ligne sur le site du Figaro (« Peut-on donner en toute confiance au Téléthon ? ») et à celui du site Le Post (« Allez vous continuer à faire des dons au Téléthon ?»). Le Téléthon a plus que jamais besoin de la mobilisation renouvelée de tous les français.

TELETHON :
A.F.M. - 1, rue de l'Internationale - BP 59 - 91 002 Evry cedex - Tél. : +33.1.69.47.28.28
Votre don permet :
Aux chercheurs de trouver de nouvelles thérapies qui, au-delà des maladies rares, bénéficieront au plus grand nombre.
De lutter sur tous les fronts, médical, social et politique pour que les efforts engagés en faveur des maladies rares soient poursuivis.


SIDACTION:
Que les propos lamentables de Pierre Bergé ne nous empêchent pas de soutenir le SIDACTION.
Faire un don : Sidaction - 228 rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 PARIS - Tél : +33 (0) 1 53 26 45 55
Depuis 14 ans, c'est grâce la générosité du public que Sidaction a pu mener à bien ses missions : recherche, aide aux malades et aide aux pays en développement. Sidaction est financé à 95 % par des dons privés.
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# Posté le mardi 24 novembre 2009 13:43

Modifié le mardi 24 novembre 2009 14:15

SAMUEL LE BIHAN : LA VIE COMME AU THEATRE

SAMUEL LE BIHAN : LA VIE COMME AU THEATRE
Le Blog théatre d'André Bonet, samedi 21 novembre 2009. Samuel Le Bihan revient à ses premières amours. L'acteur de « Disco » remonte sur les planches pour jouer le psychanalyste Jung dans « Parole & Guérison », au Théâtre Montparnasse. Dans cette pièce, malgré les passions, chacun gagne son indépendance. La guérison opère. L'histoire de la psychanalyse est en marche. Ex-taulard planqué dans un centre pour adolescents difficiles en plein c½ur de la Lozère dans Total western, Samuel Le Bihan retrouvera cette charmante région française pour Le pacte des loups, dont il tient le rôle principal, celui d'un scientifique chargé par l'Etat français de résoudre l'enquête de la fameuse Bête du Gévaudan. Un film à très gros budget qui sera l'un des plus gros succès de l'année 2001, et qui fait de Samuel Le Bihan une star.


Colossal en son costume, la mâchoire serrée sur une pipe en bois, il tire une montre à gousset de son veston, lui jette un oeil et, pour l'y ranger, il fait ce petit geste du pouce si familier aux siècles passés. Samuel Le Bihan en pionnier de la psychanalyse, évidemment, ça change de « Disco ». A partir de demain dans « Parole & Guérison », l'acteur revient au métier tel qu'il y est né.
Le cours Florent, le Conservatoire, plus tard la Comédie-Française : il aimait les beaux textes, les belles lettres, il voulait « incarner, pas faire de la représentation ». A 43 ans, le voilà de retour, en toute sérénité.
« L'essentiel, c'est le respect de soi-même. Ce que j'ai fait a pu ne pas plaire à tout le monde, mais je l'ai toujours fait pour de bonnes raisons. » A travers des comédies maxi-malabars, mini-cervelle comme « 3 Zéros », puis en posant dans les magazines people, torse nu et sourire carnassier, Samuel Le Bihan a brouillé les cartes. « Je ne me suis rendu compte que bien après qu'on ne savait plus qui j'étais. Ce qu'on pensait de moi ne me ressemblait pas. Oui, ça m'a blessé, mais ça m'a appris qu'il faut communiquer dans ce métier. »

Les sorties de route, le comédien ne les renie pas

Ça y est, il sait faire. Il a le sourire tendre aujourd'hui. Plus question de parler de lui et seulement de lui : c'est son rôle qu'il veut mettre en avant. Dans sa loge au théâtre, il refait l'histoire de la psychanalyse, explique ce que son personnage, Carl Gustav Jung, a apporté à la discipline dans la lignée de Sigmund Freud. Sur la scène, les deux hommes sont réunis autour d'une femme, la délicieuse Sabina Spielrein jouée par Barbara Schulz. « Jung n'est pas quelqu'un qui exprime ses émotions, affirme Le Bihan. J'ai eu du mal à le trouver, mais je le respecte. Il fait des sacrifices au détriment de sa relation avec Freud, de son histoire d'amour. » Et Samuel, en fait-il, des sacrifices ? « On en fait tous, mais on ne s'en rend pas compte. Ce sont des choix, on suit des priorités, on ne sait qu'après où ça nous mène. Ce n'est pas vraiment important. Ce qui m'intéresse, c'est le chemin. »
Les sorties de route, le comédien ne les renie pas. Il ne se les reproche pas. Elles lui ont permis d'aller voir ailleurs. « Le jour où j'ai senti un désamour, je suis allé faire de la production. » Avec succès : d'abord, il a découvert François-Xavier Demaison et gagné un ami au passage. Ensuite, il développe des scénarios pour la télévision et le cinéma, réalise lui-même des reportages. Son travail en Mongolie a été diffusé dans « Envoyé spécial » sur France 2, et il en a étonné plus d'un. Est-ce le metteur en scène, Didier Long, qui a pensé à lui pour jouer dans « Parole & Guérison » ? « Franchement, je ne sais pas ! Et je ne veux pas savoir, comme ça je peux penser que tout le monde dans l'équipe me voulait ! » Si ce n'est pas une parole de sagesse, ça...

Au Théâtre Montparnasse, 31, rue de la Gaîté, Paris XIVe. Du mardi au samedi à 20 h 30, le samedi à 17 heures, le dimanche à 15 h 30. Places : de 18 à 50 ¤. Tél. 01.43.22.77.74.

Photo : Samuel Le Bihan, en compagnie de Jean-Jacques Bedu et André Bonet.

Copyright © 2009 Le Parisien
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# Posté le samedi 21 novembre 2009 12:33

Modifié le samedi 21 novembre 2009 13:27

INAUGURATION DE LA MEDIATHEQUE "MARTIN VIVES" AU SOLER EN PRESENCE DE FRANCOIS DE CLOSETS AUTEUR DE "ZERO FAUTE, L'ORTHOGRAPHE UNE PASSION FRANCAISE"

INAUGURATION DE LA MEDIATHEQUE "MARTIN VIVES" AU SOLER EN PRESENCE DE FRANCOIS DE CLOSETS AUTEUR DE "ZERO FAUTE, L'ORTHOGRAPHE UNE PASSION FRANCAISE"
Le Blog littéraire d'André Bonet, samedi 21 novembre 2009. Ces quinze dernières années, les médiathèques ont connu dans notre département un essor important. L'ouverture d'une nouvelle médiathèque de proximité est toujours un évènement, et celle qui a été inaugurée hier au Soler, en présence du représentant de l'État, le Préfet Jean-François Delage et de François De Closets en est l'illustration. Cette nouvelle médiathèque Martin Vivès permettra de poursuivre et développer l'offre de service culturel au service de tout un territoire. Pour son inauguration, la Ville du Soler avait choisi d'inviter un parrain prestigieux et profondément humain, en la personne de François De Closets, auteur de Zero faute (Fayard).

Des milliers de documents vont être mis à la disposition du public, répartis dans les sections adulte et jeunesse. La poursuite du développement du fonds de documents et l'ouverture à des supports tels que cédéroms, DVD ou encore l'accès à Internet permettront au public d'acquérir des connaissances nouvelles tout au long de l'année. C'est une chance et une opportunité pour la population du Soler qui pourra ainsi bénéficier d'une véritable programmation d'expositions, de rencontres d'auteurs, de projections, d'ateliers qui sera proposée selon des thématiques définies annuellement, mettant en valeur un auteur, un mode d'expression, un art, en lien avec les supports de la médiathèque. Grâce au travail de l'équipe de la médiathèque Martin Vives ces actions se déclineront en fonction des catégories de publics visés (petite enfance, enfants, adolescents, adultes, familles, seniors).
L'ouverture d'une médiathèque n'a pas d'autre finalité que d'avoir l'ambition d'offrir l'accès à l'épanouissement culturel pour tous
Il s'agit d'amener les publics peu sensibilisés à la lecture, au multimédia et à une démarche d'ouverture culturelle, à franchir la porte de la médiathèque au moyen de multiples activités.
L'ouverture d'une médiathèque est un acte citoyen très fort qui a aussi pour objectif de développer et renforcer le lien social sur la commune.
La relation que sera capable d'établir l'équipe avec le public, la qualité des services, conditionneront l'envie des lecteurs d'investir le lieu. L'environnement sera propice à la consultation, à l'écoute, à la découverte sur place dans le respect de la quiétude de tous. Le brassage des publics autour des différentes animations favorisera la rencontre et l'échange, participant ainsi au développement du lien social.
Il faudra pour y parvenir développer les partenariats. C'est déjà le cas aujourd'hui avec le Festival de la Science et l'ensemble des institutions qui y sont associées, comme par exemple l'Association « les petits débrouillards », le Centre Méditerranéen de Littérature, mais aussi l'Université de Perpignan et le Collège du Soler.
En effet les associations, les écoles et collèges, la halte garderie, les services municipaux de la Jeunesse, de l'Éducation et de la Culture, le CCAS, les maison de retraite, celle des Lauriers roses ainsi que Sainte Eugénie, et enfin tous les bénévoles devront être associés au projet de la médiathèque en fonction de ses objectifs.
C'est en s'insérant dans le tissu social, éducatif et culturel de la commune, que chacun contribuera à le faire vivre, en se l'appropriant pour dynamiser ses propres actions.

L'art de Martin Vivès

Un mot sur le peintre Martin Vives qui donne son nom à la Médiathèque. L'art de Martin Vivès nous fait vivre en plénitude cette expérience de la relation charnelle entre le visible et l'invisible. Dans chacune de ses oeuvres il montre que la nature n'est pas en surface ; elle est en profondeur. Les couleurs sont l'expression , à cette surface, de cette profondeur. Elles montent des racines du monde pour désigner justement en dernière analyse « la nature à son origine ». D'où la sublimité de ses paysages cérétans, ses chemins de croix, ses maisons de village, tout le Roussillon, réalisant, au-delà de l'impressionnisme et du classicisme, ce miracle d'une géométrie réglée sur le monde sensible. Ce qui assurément relève en plénitude dans ses tableaux de la présence au sens phénoménologique rigoureux, à savoir non pas un objet de fascination passive mais une ouverture à un don accueilli comme une grâce.
Pour son inauguration, la Ville du Soler avait choisi d'inviter un parrain prestigieux et profondément humain, en la personne de François De Closets.

Zéro faute, L'orthographe, une passion française


François De Closets a souffert de sa mauvaise orthographe. Mais contrairement à d'autres, qui cacheront parfois toute une vie ce handicap, comme une maladie honteuse, il a décidé de raconter ce calvaire, avec courage, honnêteté et beaucoup de talent.
On dit souvent que l'orthographe est la science des imbéciles car elle n'a pas grand lien avec l'intelligence, ce qu'illustre bien votre histoire. Néanmoins, elle aide parfois à la communication écrite, et elle est indispensable a la bonne compréhension par le lecteur de la pensée de l'auteur. Il est un bel exemple : on peut progresser en orthographe, mais cela demande plus d'efforts à certains qu'à d'autres.
Dans son cas personnel , il n'a jamais eu de grands problèmes avec les accords, ni avec les conjugaisons, mais il est resté longtemps fâché avec l'orthographe d'usage. Le fait d'avoir beaucoup lu n'aide pas forcément à mémoriser. Et il n'a pas honte de le dire, il a toujours un dictionnaire à côté de mon ordinateur...
Avec lui , et grâce à lui, fini les complexes. Après avoir lu son livre, on se sent enfin libre vis-à-vis de l'orthographe. Avouer que l'on fait des fautes d'orthographe est difficile, presque impossible, dans une société qui a sacralisé cette discipline. Comme il le dit : "Le français a favorisé la cohésion de toute une nation. L'orthographe a permis à un peuple d'illettrés de devenir un peuple de scribes. C'est pour ça qu'il est si difficile, dans ce pays où l'orthographe est l'une des plus compliquées du monde, de mener une réforme qui serait nécessaire. Et c'est aussi cette même orthographe baroque et impraticable qu'on a érigée en critère de sélection sociale et scolaire depuis près de deux siècles."
Le livre de François de Closets est un pavé dans la marre ! Un sacré pavé courageux et salutaire. En le refermant on se sent apaisé de se dire qu'écrire le Français ne doit plus être une souffrance, mais au contraire, une source d'enrichissement, de découverte et d'enchantement permanent.



François De Closets, Zéro faute, L'orthographe, une passion française, Editions Fayard - Mille et une nuits, 318 p., 20,90 ¤

De gauche à droire sur la photo : Jean-Marie Nicolas, secrétaire général de la préfecture des Pyrénées-Orientales, représentant le Préfet Jean-François Delage, Danièle Pagès, Maire-déléguée de Perpignan et conseillère régionale, François Calvet, Député-Maire du Soler, François de Closets et André Bonet.
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# Posté le samedi 21 novembre 2009 09:11

Modifié le samedi 21 novembre 2009 11:16

JEAN-CHRISTOPHE RUFIN RECU SOUS LA COUPOLE : DU PRIX MEDITERRANEE A L'ACADEMIE FRANCAISE

JEAN-CHRISTOPHE RUFIN RECU SOUS LA COUPOLE : DU PRIX MEDITERRANEE A L'ACADEMIE FRANCAISE
Le Blog littéraire d'André Bonet, samedi 21 novembre 2009. L'actuel ambassadeur de France au Sénégal, le romancier Jean-Christophe Rufin, a été reçu, jeudi 12 novembre, sous la Coupole de l'Institut, par le professeur Yves Pouliquen, médecin et académicien comme lui. Ce n'est pas tous les jours que l'on rappelle en ce lieu lors d'une cérémonie publique et officielle qu'un académicien a commencé sa carrière littéraire par l'attribution du prix Méditerranée qu'il reçut en 1997 pour son premier roman L'Abyssin, suivie du prix Goncourt 2001 pour Rouge Brésil . Il a été élu le 19 juin 2008 au 28e fauteuil, celui occupé par le romancier Henri Troyat, dont il a prononcé un vibrant éloge.

Docteur en médecine (spécialité en neurologie et psychiatrie), diplômé de l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris, Jean-Christophe Rufin a exercé la médecine, occupé plusieurs postes de conseiller ministériel, mené de nombreuses missions humanitaires jusqu'à sa nomination comme ambassadeur et haut représentant de la République au Sénégal en 2007. Depuis 1986, l'homme écrit et publie : essais, romans, récit autobiographique. Il a quitté ses fonctions de président d'Action Contre la Faim en juin 2006 pour se consacrer davantage à l'écriture. La passion des voyages et de la montagne, chevillée au corps lui ont permis de tirer pleinement l'expérience de ses différentes missions à travers le monde comme membre d'organisation humanitaire ou comme haut fonctionnaire au service de son pays. Son regard sur les rapports nord-sud, les conflits, les famines lui ont permis d'entrer en politique par l'humanitaire.

Le ton de l'amitié

Jean-Christophe Rufin a placé son discours de réception sous le signe de l'amitié et l'a commencé par quelques réflexions sur l'exercice imposé mais combien accepté de l'éloge, comme un des éléments les plus symboliques de la tradition au sein de l'Académie française : "Le seul ton qui convienne, dans la position qui est la mienne en cet instant, est celui de l'amitié. Permettez-moi d'oublier la majesté du lieu et l'écrasante présence de ceux qui nous y ont précédés. Je ne veux voir ici que des amis, auxquels je m'adresse avec une émotion qui vient de ma seule reconnaissance." Pour évoquer l'½uvre prolifique de l'écrivain Henri Troyat qui compte plus d'une centaine d'ouvrages et retracer la vie de cet homme né en Russie, dont la famille s'exila suite aux troubles de la révolution bolchévique, dans le Caucase, en Crimée, puis qui gagna Istanbul, Venise et enfin Paris, Jean-Christophe Rufin a raconté l'histoire de Lev Aslanovitch Tarassof, naturalisé Henri Troyat en 1933, comme sortie tout droit d'une de ses ½uvres. Faisant faire à l'assemblée présente sous la Coupole un véritable tour du monde, en évoquant les lieux où Troyat a séjourné au cours de sa vie, Jean-Christophe Rufin a voulu lui rendre hommage mais aussi lui rendre justice.
Yves Pouliquen médecin comme Jean-christophe Rufin a évoqué la carrière médicale de son confrère, son engagement humanitaire, sa passion de l'écriture nous présentant un homme engagé dans son temps et nous a dit combien la Corne de l'Afrique avait compté pour lui. Il a voulu voir en ce nouveau confrère ce qui le rendait si peu dissemblable des autres médecins qui l'avaient précédé à l'Académie française tout en voyant en lui le plus romanesque d'entre eux, le considérant écrivain plus que médecin ayant le goût d'écrire.

Le nouvel académicien Jean-Christophe Rufin, entouré de ses amis du prix Méditerranée (moi-même et Jean-Jacques Bedu), en compagnie de René de Obaldia et Jean-Loup Dabadie, de l'Académie française.
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# Posté le samedi 21 novembre 2009 03:13

Modifié le samedi 21 novembre 2009 03:31