LES VINGT MEILLEURS LIVRES DE L'ANNEE 2009 CHOISIS PAR L'EXPRESS ET LE MAGAZINE LIRE

LES VINGT MEILLEURS LIVRES DE L'ANNEE 2009 CHOISIS PAR L'EXPRESS ET LE MAGAZINE LIRE
La rédaction de Lire a choisi ses 20 meilleurs livres de l'année 2009. Et que le vaste monde poursuive sa course folle, de Colum McCann, est le premier d'entre eux.
L'histoire se situe dans le New York des années 1970. Sur une corde tendue entre les Twin Towers s'élance un funambule. Corrigan, un prêtre irlandais, cherche Dieu au milieu des prostituées, des miséreux du Bronx ; dans un luxueux appartement de Park Avenue, des mères de soldats disparus au Vietnam se réunissent pour partager leur douleur et découvrent qu'il y a entre elles des barrières que la mort même ne peut surmonter ; dans une prison new-yorkaise, Tillie, une prostituée épuisée, crie son désespoir de n'avoir su protéger sa fille et ses petits-enfants.... Porté par la grâce de l'écriture de Colum McCann, un roman vibrant, poignant, l'histoire d'un monde qui n'en finit pas de se relever.


Meilleur livre de l'année

Colum McCann, Et que le vaste monde poursuive sa course folle ( Belfond) -

Récit français

Emmanuel Carrère, D'autres vies que la mienne (P.O.L.) -

Roman étranger

Philip Roth, Exit le fantôme (Gallimard) -

Autobiographies ex aequo

Claude Lanzmann, Le lièvre de Patagonie (Gallimard) -

Daniel Cordier, Alias Caracalla (Gallimard) -

Roman français

Dany Laferrière, L'énigme du retour (Grasset) -

Polar

Dennis Lehane, Un pays à l'aube (Rivages/Thriller) -

Découverte étrangers

Marilynne Robinson, Chez nous ( Actes Sud) -

Révélation française

Thierry Hesse, Démon (L'Olivier) -

Premier roman étranger

Paolo Giordano, La solitude des nombres premiers (Seuil) -

Histoire

Yuri Slezkine, Le siècle juif (La Découverte) -

Biographie

Gabriel Garcia Marquez, Une vie (Grasset) -

Roman Gonzo,Tom Robbins Comme la grenouille sur son nénuphar (Gallmeister) -

Essai critique

Alain Finkielkraut, Un coeur intelligent (Stock/Flammarion) -

Philosophie

François Roustang, Le secret de Socrate pour changer la vie (Odile Jacob) -

Cuisine

John Dickie Delizia, Une histoire culinaire de l'Italie (Buchet-Chastel)

Nouvelles

Antonio Tabucchi, Le temps vieillit vite (Gallimard) -

Classique revisité

Alfred Döblin, Novembre 1918. Une révolution allemande (Agone) -

BD

David Prudhomme, Rébétiko (Futuropolis) -

Jeunesse

Anne-Laure Bondoux, Le temps des miracles (Bayard Jeunesse) -
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# Enviado el lunes 28 de diciembre de 2009 06:22

Modificado el lunes 28 de diciembre de 2009 06:48

EN LIBRAIRIE LE 7 JANVIER 2010 : "COMME PERSONNE" D'HUGO HAMILTON LE LIVRE -EVENEMENT DE LA RENTREE

EN LIBRAIRIE LE 7 JANVIER 2010 : "COMME PERSONNE" D'HUGO HAMILTON LE LIVRE -EVENEMENT DE LA RENTREE
Hugo Hamilton est né à Dublin en 1953. Auteur du sulfureux Berlin sous la Baltique (Phébus « Libretto », 2005) et de polars (Déjanté, Phébus, 2006, et Triste flic, Phébus, 2008), il rencontre avec Sang impur un succès international (Prix Femina étranger 2004, Phébus), et confirme ici qu'il est un des plus importants écrivains irlandais contemporains.

De Hugo Hamilton on n'avait guère pu lire en français que l'étonnant Berlin sous la Baltique (éd. du Rocher, 1992). Il décroche douze ans plus tard le prix Fémina Etranger 2004 avec un roman autobiographique ou autobiographie en forme de roman, Sang impur qui évoque l'enfance de l'auteur dans le Dublin pauvre des années 50 et 60, entre une mère allemande que les braves gens du coin traitent de nazie — alors qu'elle est issue d'une famille où l'on détestait Hitler — et un père délirant engagé dans le combat nationaliste irlandais pur et dur, qui exige qu'aucun mot d'anglais ne soit prononcé sous son toit. Pour les trois gamins de cette drôle de famille, la violence est partout : à l'école où on les traite en parias, dans la rue où les graffitis en forme de croix gammée fleurissent sur leur passage, et jusqu'à la maison par la main du père frappeur... pitoyable personnage qui impose ses lubies à coups de taloches, mais échoue lamentablement dans toutes les entreprises de la vie.

Roman de la quête et de l'errance

Le nouveau roman d'Hugo Hamilton, "Comme personne" , sort en librairie le 7 janvier 2010. L'évènement atttendu de cette rentrée littéraire. Au crépuscule de la Deuxième Guerre mondiale, Maria Liedmann fuit les ruines d'un Berlin dévasté. Elle vient de perdre son petit garçon lors d'un bombardement. Il s'appelait Gregor, il avait à peine trois ans. Dans son errance vers le Sud du pays, la mère, esseulée, bouleversée, retrouve son père, Emil.
Homme rondouillard et joyeux, bien déterminé à redonner le sourire à sa fille, il saisit sa chance, lorsque, dans la marée humaine des fuyards, le destin lui fait croiser la route d'un orphelin du même âge que Gregor. Il met la main de l'enfant dans celle de Maria. Il s'appellera Gregor. Il sera son fils. « Qui remarquerait un jour la différence ? »
Soixante ans plus tard, ce souvenir hante encore la mémoire de Gregor. Cette route, ce grand-père, cette femme qu'il pense être sa mère. Cette mère qui, il en est certain, lui a toujours caché quelque chose. Sa judéité. Il est aujourd'hui professeur de musique, divorcé, il est devenu père aussi. Mais jamais il n'a trouvé la paix, sans cesse anéanti par le tourment de ses origines, par le secret de sa mère : D'où vient-il ? Quel sang coule dans ses veines ? À quel peuple est lié son destin ?
Roman de la quête et de l'errance, du questionnement et du silence, Comme personne est un livre bouleversant sur les traces que laisse le passé, les énigmes qu'il pose, et les chemins tortueux, voire cruels, qu'il fait emprunter.


© Phébus

En librairie le 7 janvier 2010
Traduit de l'anglais (Irlande) par Serge Filippini
336 p., 22 ¤
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# Enviado el sábado 26 de diciembre de 2009 12:38

Modificado el sábado 26 de diciembre de 2009 12:59

ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC BRAHIM MARRAKCHI, L'AUTEUR MAROCAIN DE « COMMENT FABRIQUE-T-ON UN KAMIKAZE » (EDITIONS KOUTOUBIA)

ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC BRAHIM MARRAKCHI, L'AUTEUR MAROCAIN DE « COMMENT FABRIQUE-T-ON UN KAMIKAZE » (EDITIONS KOUTOUBIA)
Le Blog littéraire d'André BONET, mardi 22 décembre 2009. Né à Tanger en 1978, Brahim Marrakchi est doctorant de la FSJEST-Université Abdelmalek Essaâdi et expert en gestion des projets de développement urbain, durable et local. Il est également membre de l'équipe de recherche sur la Gouvernance Territoriale et le Développement Durable (GT2D), et de la Cellule de Veille Stratégique et d'Intelligence Territoriale de l'Agence pour la Promotion et le développement des Provinces et Préfectures du Nord - Maroc. Ses centres d'intérêt en matière de recherche et d'enseignement englobent plus largement tout ce qui concerne l'environnement, les villes et la dynamique des territoires. Brahim Marrakchi vient de publier un essai très remarqué « Comment fabrique-t-on un kamikaze » (Editions Koutoubia, 2009). Dans l'entretien qu'a bien voulu nous accorder Brahim Marrakchi, le lecteur trouvera des réponses à plusieurs questions liées à la politique, aux partis politiques et à la culture politique au Maroc, et, par ailleurs, pourra se faire une idée de ce jeune auteur qui, à vrai dire, a eu l'ambition de traiter un sujet, à double tranchant certes, mais qui reste un sujet actuel et pertinent.

Comment fabrique-t-on un kamikaze ?

C'est le problème principal que l'ouvrage tend à résoudre. Mais, les réponses apportées suscitent d'autres questions. Un kamikaze est avant tout un quidam qui se mobilise dans un espace. Il a un passé et un vécu avec son entourage. Pour savoir comment une personne se convertit en kamikaze, on doit identifier le territoire dans lequel il se déplace. L'idiologie joue un rôle crucial, mais elle n'est pas l'unique facteur déterminant. Il faut considérer d'autres éléments comme les conditions socio-économiques et culturelles (famille, école, quartier, emploi, etc.).
Les réseaux intégristes qui s'occupent du recrutement et de l'endoctrinement des futurs kamikazes, notamment dans le Maghreb, focalisent leurs intentions dans un espace où un taux de pauvreté et de marginalisation croissant existe. Ils ciblent des personnes en difficulté ayant vécu des turbulences familiales (violence conjugale, échec scolaire, chômage), des ennuis financiers, des chocs avec leurs fréquentations, etc. Ils leur offrent un abri, c'est-à-dire, un soutien moral et spirituel pour faire face à un quotidien pitoyable. Lorsque les grandes institutions par lesquelles s'opèrent l'intégration (famille, école, marché d'emploi, partis politiques) fonctionnent très mal, il ne leur reste qu'un seul pôle pour se réfugier et pour gagner le "respect" : c'est la religion. Puisque, généralement, ils disposent d'un niveau d'éducation et d'enseignement très faible, ils sont faciles à coopter et à être manipulés par les extrémistes. Ils sont en quelque sorte comme une bouche ouverte qui avale toutes les idées sans distinction. Cela est conjugué avec des images de l'intérieur marquées par des inégalités sociales écrasantes entre les clases sociales, et des représentations internationales ponctuées par la violence contre le monde arabo-musulman (conflit du Moyen-Orient, Irak, Cachemire, Tchétchénie, etc.). Pour fabriquer un kamikaze, on doit tout d'abord gagner la confiance de la personne ciblée, lui montrer que son monde est plein de vices et de péchés, et qu'il peut faire un changement dans le monde.

Donc, les conditions de vie ont une influence majeure ?

Effectivement, dans mon ouvrage, j'ai travaillé sur les attentats suicides que le Maroc a vécus en 2003 et 2007. Les kamikazes que j'ai analysés sont des pauvres du oint de vue financier, vulnérables du point de vue social, exclus du point de vue socio-économique et marginalisés du point de vue spatial. Ils sont tous issus des familles extrêmement pauvres, déséquilibrées et d'origine rurale. La majorité d'entre eux ont vécu un échec scolaire précoce et irréversible. Il y'a des kamikazes ayant quitté l'école après avoir doublé la première année et triplé la deuxième année de l'école primaire. Puisqu'ils ne sont pas qualifiés, ils ont été tous absorbés par l'économie informelle. Adolescents, ils ont été forcés d'entrer précocement dans le monde du travail, sans aucune protection, en exerçant des métiers qui ne protègent point contre la pauvreté, comme marchands ambulants des ½ufs, cordonniers, ou encore gardiens des voitures pendant la nuit. Ils ont subi toutes sortes d'esclavage moderne. Aussi, parmi les kamikazes potentiels que j'ai étudiés, y avait-il des chômeurs de longue durée, et sans travail leur intégration dans la société demeure fortement difficile. Et, pour ces raisons je crois, cette catégorie sociale est la plus fragile, la plus facile à tomber dans les mains des extrémistes.

Pourquoi les kamikazes décident-ils de se suicider et d'ôter la vie aux autres ?


Parce qu'ils ont perdu le contact avec le réel. Les kamikazes ont été socialement rejetés, isolés au sein de la société en raison d'un sentiment d'inutilité. Ils se sont trouvés dans une situation sociale inférieure et indigne. Autrement dit, ils ont vécu dans un état de choc et de chute avec la société. Donc, ils n'ont aucune raison pour continuer à vivre dans le c½ur de la misère, où le quotidien est un espace de souffrance. Dans le cas des attentats de Casablanca, les kamikazes ont perpétré les attentats suicides pour se venger du centre-ville qui représente la stabilité, l'épanouissement, les équipements, les services urbains de qualité, la richesse, contrairement à l'espace où ils ont vécu espace caractérisé par les privations et le manque d'un minimum des conditions de vie digne. Puis, il y'a l'idiologie qui intervient pour donner une "légitimité" aux attentats suicides contre le Centre, le "mal" qui ne partage pas la richesse. Les personnes qui s'occupent de les préparer mentalement, sont des vrais professionnels, leurs assurant que c'est un acte de martyre, un passage nécessaire vers le Paradis. S'ils ont été exclus et marginalisés dans cette vie, ils ont au moins l'assurance du bonheur dans l'autre monde.

Pourquoi le modèle centre-périphérie ?

L'ouvrage propose une analyse spatiale des kamikazes, principalement à travers le modèle centre-périphérie, ainsi qu'un autre modèle basé sur la ségrégation socio-territoriale des quartiers. Il existe trois types de rapport centre-périphérie : de domination, de complémentarité ou de conflit. Le terrorisme représente un exemple des rapports conflictuels entre un Centre et une Périphérie. Il est dû aux disparités et aux inégalités qui existent entre un centre développé et une périphérie marginalisée. Aujourd'hui, la Périphérie est devenue une source de terrorisme sur toutes les échelles. Les 15 kamikazes (âgés de 17 à 23 ans) qui ont perpétré les attentats suicides de 2003 à Casablanca, ainsi que les autres kamikazes potentiels détenus sont issus d'une même périphérie urbaine (bidonville). De ce même bidonville et des autres quartiers périphériques du Maroc ont surgi d'autres kamikazes qui, ayant participé aux attentats suicides en Irak, ont été détenus en Syrie. D'autres kamikazes proviennent de l'Algérie et de la Tunisie. A ce niveau, il est important de distinguer entre le terrorisme, acte abominable, et la résistance qui est un droit des peuples sous l'occupation. Lorsqu'un kamikaze s'explose dans un souk pour tuer des civils et semer la terreur, on ne peut qualifier cet acte que de terrorisme. Tous ces kamikazes ont les mêmes caractéristiques spatiales et socio-économiques ; c'est-à-dire, qu'ils proviennent des quartiers périphériques marginaux et sont majorité les pauvres et les exclues de la société. A l'échelle mondiale, la périphérie est également un foyer émetteur du terrorisme. On peut citer le cas de la Somalie, de l'Afghanistan, de la zone des tribus pachtounes au Pakistan et du Yémen.
Mais, si la Périphérie est devenue source de terrorisme, c'est parce qu'elle est restée marginalisée par le Centre. Si les autorités à Casablanca tentaient de produire la justice spatiale entre le centre-ville et les quartiers périphériques au niveau des infrastructures et des services socio-collectifs, de soutenir les actions menées pour insérer les pauvres et les exclus, nous aurions peut-être évité énormément de problèmes. Si la communauté internationale a accordé un "mini"-Plan Marshall à l'Afghanistan après la chute de l'occupation soviétique, il n'aurait jamais être un refuge pour les extrémistes. C'est étonnant qu'on constate que la situation des femmes en Afghanistan dans les années 1970 était meilleure qu'aujourd'hui. La zone tribale, que le gouvernement pakistanais trouve des difficultés à contrôler, est une périphérie dans une périphérie mondiale. Cette zone est la plus pauvre du pays où existe un taux élevé d'alphabétisme et de pauvreté. Aucune faculté de médecine n'y existe !
Le cas du Yémen est pareil, le conflit qui est en train de sévir dissimule en fait l'inégalité de la distribution des fruits du développement entre les régions, et soulève aussi la question des droits des minorités. Dans les villages de la province de Saada, la pauvreté est grande et les services urbains sont presque inexistants.

Quelles sont les leçons à retenir ?

Plusieurs leçons restent à retenir.
1er résultat, du point de vue de phénomène urbain, c'est-à-dire de la géographie urbaine. Les attentats terroristes que le Maroc a connus en 2003 et 2007, ont marqué l'opposition entre deux mailles : un centre-ville riche, qui commande (dominant) et concentre les pouvoirs, et la périphérie urbaine qui accumule les tares. Elles ont fait l'opposition entre deux unités spatiales : une zone structurée et équipée qui figure sur les plans d'aménagement, et une autre des bidonvilles non contrôlée. En somme, entre deux modes de ville : une ville licite, productive et inclusive pour les riches et une ville illicite pour les pauvres.
2ème résultat, d'un point de vue d'économie spatiale. Cette branche d'économie s'attache à expliquer et à analyser les phénomènes concernant la production, la distribution et la consommation dans l'espace. Les attentats suicides ont fait l'opposition entre une consommation de luxe localisée dans le centre-ville et une consommation des pauvres située dans les bidonvilles. Ils ont fait l'opposition entre une économie formelle et une autre informelle. Les kamikazes sont issus de la périphérie où se développe une économie informelle qui ne permet pas d'accéder aux ressources de production.
3ème résultat : les attentats suicides cachent un "cocktail" d'autres éléments explosifs, où la famille, l'école et le chômage sont des facteurs ayant participés à faire des exclus des kamikazes. au Maroc, comme dans plusieurs pays arabo-musulmans, les grandes institutions par lesquelles s'opère l'intégration (le travail et le salariat, l'école, la famille, la nation) fonctionnent non seulement mal, mais elles sont devenues un facteur d'exclusion croissante.
4ème résultat : la périphérie urbaine au Maroc (et dans d'autres pays du Maghreb, notamment l'Algérie), constituée essentiellement des bidonvilles et des habitats insalubres, est devenue foyer émetteur des kamikazes (des kamikazes maghrébins arrêtés en Syrie, d'autres qui ont effectué des attentats en Irak ou en Afghanistan, les attentats de Madrid, etc.)
5ème résultat : c'est essentiellement dans les bidonvilles et les taudis qu'il y'a les conditions socio-économiques qui favorisent le terrorisme.
6ème et dernier résultat : lutter contre le terrorisme, c'est aussi lutter contre l'exclusion socio-économique et la marginalisation spatiale. L'approche sécuritaire doit être combinée avec le respect des droits de l'homme.

Le problème existe-t-il dans l'Islam ?

Je ne le crois pas ! Dans l'interprétation de certains versets du Coran, tous les Oulémas ne sont pas d'accord, et certains tentent de leur donner une interprétation qui ne prend guère le contexte historique. Je crois que cela existe dans toutes les religions. L'Islam a une contribution majeure dans la civilisation humaine. Les pratiques de l'Islam veulent que l'homme vive en équilibre, en respectant toujours le juste milieu. Le Coran commande aux croyants d'apporter la paix, leur interdit de tuer un être humain. Celui qui tue une personne injustement c'est comme s'il tue toute l'humanité, dit le Coran. Dans les périodes des guerres, les civils (enfants, femmes, ...), les édifices, la nature, etc. sont intouchables. Dans l'Islam, planter un arbre permet l'entrée au Paradis dans le jour de jugement-dernier.
Toutefois, aujourd'hui, l'Islam est devenu pluriel. Il y'a un Islam avec « i » majuscule et plein de petites « s ». Par exemple, dans certains aspects, l'Islam pratiqué en Egypte n'est pas le même qu'en Afghanistan. Cela est dû à la pensée islamique et au contexte socioculturel. Chose plus grave, nous n'avons pas su comment gérer cette diversité. Au lieu de devenir une richesse, elle est devenue un handicap pour la communauté, une source de discorde. Il suffit de voir comment les sunnites sont traités dans l'Iran et les chiites dans certains pays arabo-sunnites comme des citoyens de troisième catégorie.
L'extrémiste occupe maintenant une place minoritaire dans le monde musulman. Cela ne signifie pas que le phénomène est marginal ; au contraire, il est dangereux pour la stabilité. Il est temps de chercher les mobiles et de les résoudre une fois pour toutes. Cela passe par la démocratie, la liberté, la promotion des égalités des chances, le respect des droits de l'homme, le rôle des femmes et des mères est également très important dans le lutte contre le terrorisme. Mais aussi, il est nécessaire de trouver la paix au Moyen-Orient, rendre les droits aux Palestiniens.

« Comment fabrique-t-on un kamikaze »?, de Brahim Marrakchi, Editions Koutoubia, 2009, 171 p. 19,90¤
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# Enviado el martes 22 de diciembre de 2009 09:38

"AUTOPORTRAIT ET PENSEES DE SAINTE MARAVILLAS DE JESUS" : UNE SOIF D'INFINI, FACE A LA TENTATION D'UNE VIE FACILE MERE MARAVILLAS REVELE LA PROFONDE ATTRACTION DE L'ESSENTIEL

"AUTOPORTRAIT ET PENSEES DE SAINTE MARAVILLAS DE JESUS" : UNE SOIF D'INFINI, FACE A LA TENTATION D'UNE VIE FACILE MERE MARAVILLAS REVELE LA PROFONDE ATTRACTION DE L'ESSENTIEL
Le Blog d'André BONET, dimanche 20 décembre 2009. Maria Maravillas Pidal y Chico de Guzman naît à Madrid en 1891 (Maravillas : ce nom est donné en l'honneur de Notre-Dame des Merveilles). Les éditions Salvator publient un « Autoportrait, Pensées » de la sainte, avec une excellente traduction par une Carmélite et un préface de Mgr Demetrio Fernandez, Evêque de Tarazona en Espagne. Maravillas mourut au Carmel de La Aldehuela, le 11 décembre 1974. Elle fut béatifiée le 11 mai 1998 et canonisée le 4 mai 2003 par Jean-Paul II . « Face à la tentation d'une vie facile, dit le Saint Père le jour de sa béatification, Mère Maravillas révèle la profonde attraction de l'essentiel, témoignant que la vie contemplative – si l'on reste fidèle à so propre charisme – possède une extrême efficacité apostolique et missionnaire. »

Présenter une figure comme celle de sainte Maravillas est « une entreprise à la fois très facile et très ardue ». C'est simple parce qu'elle l'était : « elle participait de la simplicité qui, en Dieu, se confond avec son unité, sa vérité et sa beauté ». Mais la présentation de cette figure est également difficile parce que, « plus nous essayons de cerner le profil de cette sainte de notre époque, moins il nous semble pouvoir embrasser toutes les richesses de sa personnalité. »
Maravillas est née dans les dernières années du XIX° siècle, lequel fut « incroyablement tourmenté » pour l'Espagne. Elle se révèle très rapidement comme une enfant particulière : intelligente, observatrice, et réfléchie, « réceptive comme une éponge », folâtre et enjouée, avec sans aucun doute des qualités de chef. Elle a une enfance heureuse, mais très vite l'attention portée aux pauvres des faubourgs va occuper ses pensées. Durant ses études, elle a le souci de cultiver sa vie de piété et elle se dévoue en aidant de nombreuses familles nécessiteuses. Elle construit sa spiritualité à partir de lectures pieuses. Elle baigne dans une atmosphère passionnée en se plongeant dans les écrits de sainte Thèrèse d'Avila, « sa sainte ». Dans le « Le château de l'âme », l'oraison constitue la pierre angulaire de la doctrine spirituelle de Thérèse d'Avila. Cette prière silencieuse concentre intérieurement l'effusion divine manifestée dans la beauté et la gloire du monde. Dieu est inconnaissable, dissimulé et cependant présent au milieu de nous grâce à son Fils. Elle enseigne une voie mystique graduelle : les étapes sont nombreuses entre les prières maladroites et le faîte sublime de l'union mystique. Les degrés de cette progression dépossèdent l'homme de lui-même et, au fur et à mesure que sa vie intérieure se simplifie, s'allège de ses pesanteurs psychologiques, se purifie de ses scories mentales, la présence divine s'affirme et rayonne au centre de l'âme que Thérèse aimait à nommer « le château ».

La vie spirituelle est située dans l'ensemble de l'expérience humaine.

Maravillas se nourrit aussi des écrits de saint Jean de la Croix. Les enseignements de Jean de la Croix, sont issus de son expérience d'homme de Dieu. Et cette expérience renvoie tout évidemment à celle du poète.Le terme « spirituel » recèle des sens différents. Jean n'emploie pas le terme « spiritualité » comme nous le faisons dans notre langage d'aujourd'hui, encore moins qu'il n'employait le terme « mystique ».
Le spirituel est pour lui situé dans l'ensemble de l'expérience humaine. L'âme, que nous pouvons traduire aisément par « personne » et quelquefois par « humanité » s'exprime en ses deux parties, sensible et spirituelle. L'âme sensible s'exprime par les cinq sens (l'ouïe, la vue, l'odorat, le goût et le toucher) et par les quatre passions (joie et tristesse dans le présent, crainte et espérance devant l'avenir), l'âme spirituelle s'exprime par la médiation des trois puissances (l'entendement, la mémoire et la volonté) ; plus fondamentalement, l'homme est mu par deux passions : le concupiscible (pulsion de désir) et l'irascible (agressivité), et en son centre est la substance de l'âme. Sensible et spirituel ne se meuvent pas l'un sans l'autre. Saint Jean de la Croix et sainte Thérèse d'Avila vont être les guides spirituels aideront Maravillas, à parvenir rapidement à l'obscure contemplation, à entrer dans la nuit de la passivité où Dieu mène le changement. Elle entre au Carmel de l'Escorial, à Madrid, où elle prend l'habit en 1920.
Toute sa vie, avec une grande détermination, elle met Dieu au centre de son existence et au-dessus de toute préoccupation. Elle fonde un monastère de carmélites déchaussées dans le « Cerro de los Angeles », ecentre géographique de l'Espagne et un second à Kottayam, en Inde.
Au cours de la persécution religieuse, Mère Maravillas brilla par son esprit de réparation, par sa force, sa sérénité et sa confiance dans le Seigneur. Elle fonda par la suite dix autres Carmels, dans des lieux appartenant à la tradition de sainte Thérèse et de saint Jean. Prieure pendant de nombreuses années, elle forma ses consoeurs par le témoignage de ses vertus et se distingua par sa vie mystique, son ardeur apostolique et la bonté unie à la fermeté envers celles qui la considéraient comme une véritable mère.
Tel était son secret : si « le Carmel appartient entièrement à Marie », elle voulait que ses membres lui appartiennent réellement. A travers la contemplation du mystère de l'Annonciation, le Seigneur le lui avait fait sentir avec force : « Il faut faire en sorte que ce soit complètement la « Maison de la Vierge ». C'est bien cela le chemin de la Carmélite et, à l'exemple de Marie, « nous devons nous faire petites, être véritablement pauvres, sacrifiées, humbles, rien... C'est là que se trouve la force que, par sa miséricorde, notre vie peut avoir » (L. 101).
Maravillas mourut au Carmel de La Aldehuela, le 11 décembre 1974. Elle fut béatifiée le 11 mai 1998 et canonisée le 4 mai 2003 par Jean-Paul II . « Face à la tentation d'une vie facile, dit le Saint Père le jour de sa béatification, Mère Maravillas révèle la profonde attraction de l'essentiel, témoignant que la vie contemplative – si l'on reste fidèle à so propre charisme – possède une extrême efficacité apostolique et missionnaire. »

Autoportrait et pensées de sainte Maravillas de Jésus, traduction française par une Carmélite, préface de Mgr Demetrio Fernandez, Editions Slvator, 367 p. 20 ¤
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# Enviado el domingo 20 de diciembre de 2009 07:07

Modificado el domingo 20 de diciembre de 2009 07:20

LE PRIX MEDITERRANEE DES LYCEENS 2010 A ETE LANCE AU LYCEE AGRICOLE MARIE-DURAND DE NIMES-RODILHAND

LE PRIX MEDITERRANEE DES LYCEENS 2010 A  ETE LANCE AU LYCEE AGRICOLE MARIE-DURAND DE NIMES-RODILHAND
Le Blog littéraire d'André BONET, jeudi 17 décembre 2009. Le lancement officiel du Prix Méditerranée des lycéens 2010 s'est déroulé dans le Gard, ce mercredi 16 décembre, au lycée agricole Marie-Durand de Nîmes-Rodilhand. André Bonet, président du Centre Méditerranée de littérature et secrétaire général du prix, était présent, accompagné de Nicoles Jésus Pret et Alain-Jacques Perez Couffe, en charge au CML de l'action éducative , ainsi que le proviseur du lycée, Joseph Weinzaepfel et de représentants de la Région, dont la vice Présidente Marie Canet-Janin, ainsi que des représentants du rectorat de l'Académie de Montpellier et du Centre régional de documentation pédagogique.Ce prix littéraire est décerné chaque année par un jury de près de 1000 lycéens de classes de seconde à de jeunes auteurs.

Quarante-trois lycées de la région Languedoc-Roussillon y participeront en 2010. Il a été remis officiellement, mercredi, à trois classes de seconde du lycée agricole qui collaborent, soient près de quatre-vingts élèves, les cinq ouvrages en compétition : La Petite cloche au son grêle, de Paul Vacca (Philippe Rey) , Les Graffitis de Chambord, d'Olivia Elkaim (Grasset), Le passé devant soi, de Gilbert Gattore (Phébus) , Rien sur ma mère, de Christine Detrez (Chèvre Feuille Etoilée) et Abreuvons nos sillons de Skander Kali (Rouergue). Créé en 1984 par le CML, le Prix Méditerranée a été étendu en 1992 aux lycéens. Après une expérience réussie dans les Pyrénées-Orientales, la Région Languedoc-Roussillon a souhaité, en 2005, l'élargir à l'ensemble du territoire régional. « L'attribution de ce prix est une consécration pour l'auteur qui le reçoit. Les lycéens lancent un écrivain sur le plan national. Ce prix est un levier » a déclaré l'élue régionale Marie Canet-Janin. Outre l'objectif de promouvoir la lecture en milieu scolaire par la découverte d'une littérature contemporaine à travers de jeunes auteurs, ce prix octroie aux lycéens un rôle de lecteurs actifs. Les écrivains sont sensibles à cette consécration par de jeunes lecteurs. Les lycéens lecteurs et jurés disposent de trois mois pour lire et juger les cinq romans en lice. Une occasion également de débats et d'échanges. Chaque lycéen-juré votera pour le roman qu'il aura préféré entre le 22 mars et le 7 avril 2010. Après les résultats, des rencontres auront lieu à Perpignan, à Nîmes et à Montpellier entre le lauréat et ses jeunes lecteurs. Un chèque de 3 000 ¤ sera remis au lauréat en octobre prochain à Perpignan, lors de la remise officielle des prix Méditerranée 2010 . Il reste à souhaiter que 2010 sera un excellent cru, comme ce fût le cas l'an passé avec l'attribution du prix à l'écrivain catalan Cyril Massarotto.

Photo: L'équipe du CML d'André Bonet au lycée agricole Marie-Durand de Nîmes-Rodilhand, en présence des représentants de la Région Languedoc-Roussillon et des partenaires du prix Méditerranée des Lycéens 2010.
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# Enviado el jueves 17 de diciembre de 2009 03:56

Modificado el jueves 17 de diciembre de 2009 07:58