LIRE EN MEDITERRANNE : PERPIGNAN CAPITALE DES LETTRES MEDITERRANEENNES DU 13 AU 18 OCTOBRE 2009

LIRE EN MEDITERRANNE : PERPIGNAN CAPITALE DES LETTRES MEDITERRANEENNES DU 13 AU 18 OCTOBRE 2009
Littérature. - Le CML lance le Festival "Lire en Méditerranée" du 13 au 18 octobre avec Patrick Poivre d'Arvor, Charles Aznavour, Dominique Fernandez, Jean-Christophe Rufin, Alexandre Najjar, Jordi Savall et Montserrat Figueras, Almudena Grandes, Yves Gazzo et Jean-Paul Mari, Gérard Jacquet, Cyril Massarotto , Michel Bolasell et Jean-Jacques Bedu invités du Festival.


Le Prix Méditerranée fête ses 25 ans. Essentiel dans le paysage perpignanais, le Prix Méditerranée a su se diversifier et se décliner pour concerner toutes les langues et tous les publics, jouant ainsi un rôle essentiel de soutien à l'édition locale, à la traduction, une mission de médiation culturelle auprès des lycéens et des primaires parallèlement au prestige international dont il jouit désormais et qui contribue à faire de Perpignan une capitale des lettres, un point de rayonnement de la culture européenne et le lieu de délivrance d'un message de paix et d'espoir dans l'intelligence des hommes. Depuis sa création, le Prix Méditerranée, placé dès sa création sous la très haute figure de Fernand Braudel, n'a cessé de récompenser de nouveaux talents mais aussi de grands écrivains du bassin méditerranéen. Cette notoriété du Prix Méditerranée existe grâce aux partenaires fondateurs du prix : la Ville de Perpignan, le Conseil Général des P.O., la Région Languedoc-Roussillon et la Caisse d'Epargne du Languedoc-Roussillon. Il bénéficie du soutien du Conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée. Vingt-cinq ans ! L'histoire déjà ancienne du prix Méditerranée est d'abord une histoire d'hommes et de femmes, liés par de grandes complicités et tous passionnés par cet espace méditerranéen, qui pour beaucoup les a vu naître. Un projet né de l'amour d'André Bonet, rejoint par Jean-Jacques Bedu, pour la littérature et pour les auteurs. Un projet fruit de leurs efforts, ainsi que ce clui de toute une équipe, pour susciter sur le pourtour méditerranéen la plus saine des compétitions, celle de l'intelligence et de l'esprit. Celle qui vise, en l'occurrence, à produire l'excellence de la littérature francophone aussi bien que traduite. Année après année, les choix judicieux du jury tissaient la trame d'un patrimoine littéraire commun, tandis que croissait la réputation de ce Prix jusqu'à en faire la dernière marche de l'ascension vers le Nobel de Littérature. La création en 2000 du Prix des Spiritualités, fils naturel du Prix Méditerrané, approfondit et amplifi e le message que Perpignan entend modestement adresser au monde : celui d'une intelligence de l'altérité, celui d'une laïcité comprise comme le lieu nécessaire de l'échange, de la neutralité et bien au-delà encore du partage.

Charles Aznavour et Patrick Poivre d'Arvor invités d'honneur du Festival

C'est une première nationale ; Charles Aznavour qui publie À voix basse, (Don Quichotte éditions) vient présenter son dernier livre dans le cadre des festivités du 25e anniversaire alors qu'il ne sort officiellement en librairie que le 22 octobre. Fidèle du Centre Méditerranéen de Littérature, Charles Aznavour fait cet honneur au public catalan. De sa plume incisive, Charles Aznavour se dévoile au lecteur, évoque le passé, le présent et l'avenir, et porte sur notre époque un regard vif et engagé. À voix basse se présente comme une galerie de tableaux dans lesquels l'immense artiste que l'on connaît peint avec délices les thèmes qui lui sont chers et dévoile les subtiles facettes de sa personnalité. Il y a l'artiste auteur compositeur, qui témoigne de son parcours et de ses galères sans jamais bouder son intérêt et sa tendresse pour la jeune génération musicale. Il y a l'auteur, qui raconte avec verve son amour des mots et son plaisir d'écrire. Il y a aussi l'homme, qui s'exprime avec une sincérité émouvante sur son enfance, si heureuse, ses bonheurs, ses regrets, et les sourdes inquiétudes nées en lui au soir de l'existence. Il y a l'Arménien de coeur, dont la voix s'élève, dans de beaux textes emplis de douleur, pour la reconnaissance du génocide arménien. Il y a le citoyen, qui accepte de se livrer sur le monde qui l'entoure, et s'interroge, sans fausse pudeur et toujours avec humour, sur les maux de notre société. Patrick Poivre d'Arvor revient, quant à lui à Perpignan, pour ouvrir les festivités du 25e anniversaire du Prix Méditerranée. Membre fondateur du Prix Méditerranée, journaliste et écrivain, il livre avec Fragments d'une femme perdue chez Grasset son 17e roman, douze ans après son roman autobiographique Les Femmes de ma vie. Son départ du journal de 20h00 aura permis à Patrick Poivre d'Arvor, de se consacrer à sa grande passion, l'écriture. Souhaitons à l'auteur autant de succès avec Fragments d'une femme perdue que L'irrésolu, qui lui avait valu le Prix Interallié.

Jean-Christophe Rufin, Dominique Fernandez parrains du Festival

Dominique Fernandez, de l'Académie française et l'écrivain diplomate diplomate Jean-Christophe Rufin, qui vient d'être élu à l'Académie française et sont les deux parrains de ce 25° anniversaire. Dominique Fernandez est le plus méditerranéen de nos académiciens. Il doit à la Méditerranée ses plus grands succès littéraires, comme Porporino ou les mystères de Naples et Mère Méditerranée. On connait sa passion pour le Sud de l'Italie, paradoxe vivant, entre richesse humaine et culturelle, crime et pauvreté intense, stagnation économique et énergie inépuisable, qui reste un mystère profondément attachant. L'ancien médecin humanitaire et auteur de best-sellers Jean-Christophe Rufin, est quant à lui l'actuel ambassadeur de France à Dakar. En sa personne, ce n'est pas seulement l'homme de lettres qui est récompensé à travers son élection rescente à l'Académie française, mais surtout son vécu humanitaire. L'Académie française est un monde où se côtoient tous les talents qui vont de la politique aux arts plastiques, à la critique, à la médecine, à la diplomatie et bien sûr à la littérature. Jean-Paul Mari, journaliste au Nouvel Observateur, participera également à 25° anniversaire. Il vient d'obtenir le Grand prix des Lectrices Elle pour son livre Sans blessures apparente (Laffont) Tous trois lauréats du prix Méditerranée, respectivement en 1988, 1997 et 2001, ils ont rejoint le jury depuis. Yves Gazzo et Jean-Jacques Bedu, membres du juy présenteront leurs livres respectifs Les cicatrices du vent et Bohèmes en prose.

Montserrat Figueras et Jordi Savall Prix Méditerranée des Spiritualités

Montserrat Figueras, née à Barcelone dans une grande famille de mélomanes, est la référence et l'une des principales interprètes du répertoire vocal des époques médiévale, renaissante et baroque. Jordi Savall, depuis plus de trente ans, comme interprète ou chef d'orchestre, tient une place exceptionnelle dans l'univers de la musique. En compagnie de Montserrat Figueras, il fait connaître au monde les merveilles musicales abandonnées dans l'obscurité ou l'indifférence. Nul n'a oublié le fi lm d'Alain Corneau tiré du roman de Pascal Quignard, « Tous les matin du monde », grand succès de l'année 1991, dans lequel Jordi Savall a exhumé les rares pièces écrites par Sainte Colombe, compositeur très peu connu, qu'il a adapté en l'opposant esthétiquement et philosophiquement à la musique de Marin Marais. Montserrat Figueras et son époux Jordi Savall ont été nommés fi n 2007 par l'UNESCO, « Artistes pour la Paix », dans le cadre du programme des « Ambassadeurs de bonne volonté. » Jordi Savall vient d'être nommé « Ambassadeur de la créativité et de l'Innovation » par l'Union Européenne, après avoir été, l'année dernière, « Ambassadeur du dialogue interculturel ». Ils animent depuis quatre ans le Festival de Musique et Histoire à l'abbaye de Fontfroide pour un dialogue interculturel. C'est un immense honneur pour Perpignan de les couronner tous deux du Prix Méditerranée des Spiritualités pour leur livre Jérusalem, la Ville des deux Paix.

Les Prix Méditerranée 2009

Alexandre Najjar, Prix Méditerranée, est né à Beyrouth en 1967. Le jury a distingué un écrivain qui ½uvre dans ses écrits pour faire prévaloir les valeurs fondamentales d'humanisme et de justice et de les propager à travers les sphères francophones. A travers son livre primé Phenicia, c'est un hommage au Liban tout entier. Il souligne, une fois encore, après Amin Maloouf, l'attachement du prix Méditerranée à la souveraineté, l'indépendance et la pérennité du pays du Cèdre millénaire, ce pays qui, en dépit de ses moyens réduits et les vicissitudes de son destin, restera à jamais un ½il largement ouvert à l'intelligence du monde et à l'Universel.

Almudena Grandes, Prix Méditerranée étranger 2009, est considérée comme l'un des plus grands auteurs espagnol contemporain, grâce à des romans ambitieux et parfois imposants comme Le Coeur Glacé, qui narrent l'Espagne du XXe siècle jusqu'à nos jours. La plume d'Almudena Grandes nous laisse découvrir, avec un grand réalisme, les drames dont peine à se relever cette nation. L'immense force d'Almudena Grandes réside dans sa peinture et l'épaisseur des personnages qui nous inclinent à dépasser la vision jusque-là manichéenne de l'histoire espagnole depuis la guerre civile de 1936.

Cyril Massarotto, Prix Méditerranée des lycéens Région Languedoc Roussillon, vit à Saint-Nazaire près de Perpignan. Instituteur et directeur de l'école maternelle, il publie en 2008, Dieu est un pote à moi. Ce livre a reçu le Prix Méditerranée des lycéens Région Languedoc Roussillon. C'est la preuve que ce jeune auteur catalan a du talent et les lycéens, eux non plus ne se sont pas trompés car depuis, Dieu est un pote à moi a été traduit en 14 langues. Après le succès de Dieu est un pote à moi, Cyril Massarotto publie Cent Pages blanches, un nouveau roman subtil, drôle et plein d'émotion.

Gérard Jacquet, Prix Méditerranée Roussillon, a été plébiscité par le jury du prix pour le Petit Dico d'aqui tome 2 (Ed. Trabucaire). Avec cet ouvrage teinté d'un humour mélancolique et d'une nostalgie discrète, Gérard Jacquet , journaliste à France Bleue Roussillon, enchante à nouveau le public catalan. Mariant et maniant nos deux langues avec le même bonheur d'écriture, il part à la recherche des mots perdus et de l'enfance retrouvée. Gerard, calla i escriu ! Gérard, on l'écoute, les yeux fermés et on se laisse porter par la force de son écriture.

Programme des 25 ans du Prix Méditerranée Lire en Méditerranée

13 au 18 octobre 2009 PERPIGNAN : UNE PAROLE POUR LA MEDITERRANEE

Entrée libre pour l'ensemble des rendez-vous littéraires du Festival

Mardi 13 octobre 18h30 Michel Bolasell présentation et dédicace de Saint-Jacques, terre d'enfance - Presses Littéraires (médiathèque de Perpignan - Rue Emile Zola).

Mercredi 14 octobre 18h30 Conférences et dédicaces de Gérard Jacquet Prix Méditerranée Roussillon et Cyril Massarotto Prix Méditerranée des lycéens (Conseil Général Hall Guy Malé , quai Sadi Carnot ).

Jeudi 15 octobre 18h30 Présentation du roman de Patrick Poivre d'Arvor, Fragments d'une femme perdue aux éditions Grasset. (Conseil Général, Hall Guy Malé, quai Sadi Carnot).

Vendredi 16 octobre 10h30 Rencontre avec Patrick Poivre d'Arvor au lycée Jean-Lurçat.

12h30 Remise du Prix Méditerranée des Spiritualités à Jordi Savall et Montserrat Figueras sous la Présidence de Dominique Fernandez de l'Académie française (Couvent des Minimes).

17h00 Médiathèque de Céret, dédicaces des lauréats du prix Méditerranée, en présence de Yves Gazzo, Ambassadeur auprès de la Commission européenne

Samedi 17 octobre

10h30 Inaugurartion de la Place de l'Europe à Pollestres, par Yves Gazzo, Ambassadeur auprès de la Commission européenne. Yves Gazzo dédicacera son livre Les cicatrices du vent.

16h00 Accueil des participants du Prix Méditerranée. Dédicaces de l'ensemble des écrivains présents (lauréats et auteurs invités) à l'Hôtel Pams, rue Emile Zola, avec la présence exceptionnelle de Charles Aznavour.

17h00 Cérémonie du 25° anniversaire du prix Méditerranée présidée par Son Excellece Boutros Assaker, Ambassadeur du Liban en France et Jean-Chrsitophe Rufin, Ambassadeur de France au Sénégal. Remise des prix Méditerranée 2009 (Verrière Pams).

18h30 Reprise des dédicaces à l'issue de la cérémonie avec l'ensemble des écrivains présents : Charles Aznavour, Jean-Christophe Rufin, Dominique Fernandez, Alexandre Najjar, Almudena Grandes, Gérard Jacquet, Cyril Massarotto, Jean-Paul, Mari, Jean-Jacques Bedu, Yves Gazzo,

Dimanche 18 octobre De 11h00 à 18h00 Le CML est partenaire du salon du livre de Prades, Livre en herbes, avec la participation des lauréats du prix Méditerranée Alexandre Najjar et Almuneda Grandes, Jean-Christophe Rufin, de Dominique Fernandez de l'Académie française, Yves Gazzo, MIchel Bolasell et Jean-Jacques Bedu.

Le prix Méditerranée et le Festival Lire en Méditerranée bénéficient du soutien du Conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée. Il est parrainé par la Ville de Perpignan, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, la Région Languedoc-Roussillon et la Caisse d'épargne du Languedoc-Roussillon. Infos CML: 04 68 51 10 10.

www.prixmediterranee.com
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Friday, 09 October 2009 at 9:32 AM

Edited on Friday, 09 October 2009 at 10:00 AM

JEUDI 15 OCTOBRE A PERPIGNAN : PATRICK POIVRE D'ARVOR INVITE D'HONNEUR DU FESTIVAL LIRE EN MEDITERRANEE

JEUDI 15 OCTOBRE A PERPIGNAN : PATRICK POIVRE D'ARVOR INVITE D'HONNEUR DU FESTIVAL LIRE EN MEDITERRANEE
Blog littéraire d'André Bonet, vendredi 9 octobre 2009. Patrick Poivre d'Arvor a d'abord été romancier avant d'être journaliste. Il a écrit son premier livre Les Enfants de l'aube, à l'âge de dix sept ans. Depuis, il en a publié une quarantaine, romans, récits, essais, anthologies poétiques, biographies, pour certains avec son frère Olivier. Il a obtenu le Prix Interallié en 2000 pour L'Irrésolu et le Prix Maurice Genevoix pour La Mort de Don Juan. Il est l'invité d'honneur, avec Charles Aznavour, du Festival Lire en Méditerranée qui se tient du 13 au 18 octobre à Perpignan.

Fragment d'une femme perdue : ce qu'en dit PPDA

«
Il y a une vingtaine d'années, j'ai écrit pour les éditions Grasset un livre au titre impudique et provocateur : « Les Femmes de ma vie ». J'y racontais trente nuits, trente nuits mauves, pour reprendre l'idée de Villiers de l'Isle Adam. Certains détails pouvaient sembler crus mais la plupart des femmes qui peuplaient ces nuits avaient disparu, pour certaines depuis des siècles. Bien sûr quelques masques traînaient de-ci de-là, d'autres tombaient. Certaines femmes crurent se reconnaître, mais je restais avec ce livre dans la fiction et, davantage encore, dans le fantasme.
La nuit que je vous raconte dans Fragments d'une femme perdue a duré trente longs mois. Elle n'a pas été mauve mais violette. Violette, du nom de l'héroïne qui aurait mérité de faire partie des Femmes de ma vie. Qui d'entre nous n'a pas croisé un jour une femme fatale, comme celle-ci, blessée, vénéneuse et fragile, belle à se damner mais congénitalement menteuse ? Si belle d'ailleurs et si diabolique qu'elle attire pour l'essentiel des hommes aux pieds fourchus et aux intentions perverses. Et qu'elle entraîne en enfer les rares êtres qui viennent à elle pour la protéger, l'aider et surtout l'aimer, car tout le monde trouve son compte dans ces amours-là, comme dans l'amour en général.
C'est le cas de mon héros, Alexis, fou amoureux, et plus fou encore qu'amoureux, qui va courir à sa perte parce qu'il se croit éperdument aimé de Violette. Il n'a d'ailleurs pas tout à fait tort un jour sur deux. Mais le jour qui suit, quelle sarabande !
De mensonges en trahisons, de cruautés en tromperies, la belle Violette au visage d'ange va se révéler démon. Et Alexis sortira exsangue de cette histoire qu'il faut néanmoins appeler une histoire d'amour. Il ne pourra cicatriser sa plaie car " jamais la main féminine qui sema l'angoisse et les larmes ne saura cultiver la joie dans le même champ déchiré ". C'est Pierre Louÿs qui l'écrit dans La Femme et le Pantin : un titre qui aurait du inspirer préventivement notre héros. Pierre Louÿs qui estime " qu'il est deux sortes de femmes qu'il ne faut connaître à aucun prix : d'abord celles qui ne vous aiment pas, et ensuite, celles qui vous aiment. Entre ces deux extrémités, il y a des milliers de femmes charmantes, mais nous ne savons pas les apprécier ".
N'allez surtout pas croire que Violette n'est pas une femme charmante ; elle est bien plus que cela. Ses charmes peuvent devenir mortels, surtout quand elle en fait commerce, mais elle est en guerre perpétuelle avec elle-même et se tue à petit feu.
On ne cesse de vouloir apaiser ses tourments, mais elle mord toujours la main de ceux qui la lui tendent, et elle va souvent vers ceux qui la fouettent ou l'humilient.
Elle est mieux que charmante : terriblement attachante. Si vous la croisez comme je l'ai fait pour les besoins de ce roman, regardez-la bien, tombez amoureux - et ce sera difficile de ne pas y succomber - mais, de grâce, ne vous attachez pas. »

Fragments d'une femme perdue de Patrick Poivre d'Arvor, Grasset , 293 p., 18¤
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Friday, 09 October 2009 at 2:42 AM

JEAN-JACQUES BEDU : BOHEMES EN PROSE

JEAN-JACQUES BEDU : BOHEMES  EN PROSE
Le Blog littéraire d'André Bonet, samedi 3 octobre 2009. Jean-Jacques Bedu est l'auteur de plusieurs essais. En 1989, dans son premier ouvrage, Rennes-le-Château autopsie d'un mythe, il s'est employé à démontrer la supercherie littéraire qui a entraîné, par la suite, l'immense succès planétaire du Da Vinci code et la thématique de Dan Brown à laquelle il a consacré deux livres en 2005. Il est l'auteur de deux biographies d'écrivains, l'une de Maurice Magre et l'autre de Francis Carco, qui lui ont valu plusieurs prix littéraires. A l'occasion de cette rentrée littéraire, il publie aux éditions Grasset un nouvel essai, Bohèmes en prose.

Jean-Jacques Bedu est vice-président du Centre Méditerranéen de Littérature, délégué général et membre du jury des Prix Méditerranée. Il en assure l'administration et le secrétariat. En étroite relation avec tous les éditeurs partenaires, il établit la première sélection des ouvrages susceptibles de concourir dans les diverses catégories du Prix. Dans le cadre de l'action du Centre Méditerranéen de Littérature, J.J Bedu participe aux rencontres littéraires et à la gestion des colloques. Afin de promouvoir la lecture dans les collèges et les lycées, il a en charge l'organisation du Prix Méditerranée des Lycéens , en s'employant à découvrir les premiers romans de jeunes auteurs, tout comme les écrivains locaux, riche pépinière de talents. Le CML est également présent dans les salons méditerranéens comme ceux d'Alger, de Beyrouth, de Tanger et de Tunis, où l'on requiert son expertise. C'est à ce titre qu'André Bonet son président, et Jean-Jacques Bedu son vice-président, ont tous deux intégré le collège des experts du Conseil Culturel de l'Union pour la Méditerranée, sous la présidence de Renaud Muselier. Enfin, Jean-Jacques Bedu a conçu et anime le site internet du Prix Méditerranée (www.prixmediterranee.com) ; il est également délégué général du Prix du livre incorrect.

Bohèmes en prose

Des trois glorieuses jusqu'à la fin des années folles s'esquissent, dans Bohèmes en prose, les parcours d'un certain nombres d'artistes qui ont marqué leur époque : Gérard de Nerval, Henry Murger, Alfred Jarry, Paul-Jean Toulet, Picasso, Modigliani, Utrillo, Soutine, Kiki de Montparnasse et d'autres encore, moins connus : Pétrus Borel, Albert Glatigny, le perpignanais Ernest Cabaner, Jean de Tinan, Jean Lorrain, Mécislas Golberg, Charles-Louis Philippe, Béatrice Hastings, Maurice Sachs qui tous, écrivains, peintres, musiciens, ont vécu dans une certaine marginalité et fréquenté des lieux mythiques : le café Vachette, la Closerie des Lilas, la Rotonde, le Dôme, le Chat-Noir, le Lapin Agile, le Bateau-lavoir, la Ruche...
De ce mode de vie aléatoire, émaillé d'anecdotes, se dégagent une conception de l'art et un guide du « Paris bohème ».

Jean-Jacques Bedu, Bohèmes en prose, Grasset 2009, 394 p. 22 ¤
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Saturday, 03 October 2009 at 5:58 AM

"NOS ENFANTS SOUS HAUTE SURVEILLANCE", UN OUVRAGE DE SYLVIANE GIAMPINO ET CATHERINE VIDAL QUI APPORTE AUX PARENTS ET AUX PROFESSIONNELS UN ECLAIRAGE NEUF POUR COMPRENDRE LES ENFANTS D'AUJOURD'HUI

"NOS ENFANTS SOUS HAUTE SURVEILLANCE", UN OUVRAGE DE SYLVIANE GIAMPINO ET CATHERINE VIDAL  QUI APPORTE AUX PARENTS ET AUX PROFESSIONNELS UN ECLAIRAGE NEUF POUR COMPRENDRE LES ENFANTS D'AUJOURD'HUI
Le Blog d'André BONET, mardi 25 août 2009. Posant avec rigueur les bases du débat concernant les comportements des enfants, l'ouvrage de Sylviane Giampino et Catherine Vidal, Nos enfants ous haute surveillance, vient à point pour éclairer les parents, les enseignants et les professionnels de l'enfance sur les méthodes d'éducation et de soin qui se développent actuellement en France. Sylviane Giampino, psychanalyste et psychologue en prévention et petite enfance depuis vingt-cinq ans. Elle a publié Les mères qui travaillent sont-elles coupables ? (Albin Michel, 2000, réédition en 2007).Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche à l'Institut Pasteur, a publié Hommes, femmes, avons-nous le même cerveau ? (Le Pommier, 2007) et Cerveau, sexe et pouvoir, avec Dorothée Benoit-Browaeys (Belin, 2005).

Face à des enfants agités, coléreux, agressifs, chacun s'interroge. Comment penser les colères à la crèche, les mensonges, les bagarres en maternelle ou l'agitation à l'école ? D'où ça vient ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? se demandent certains, tandis que d'autres, de plus en plus nombreux, pensent : « Ça promet ! »
Sous prétexte de prévenir les difficultés éventuelles des enfants, évaluations, tests, dépistages et médicalisation à outrance se multiplient aujourd'hui dès la crèche et la maternelle, entraînant fichage et médicalisation à outrance. Ce retour en force des idées déterministes qui prétendent que le devenir d'un enfant serait prédéterminé très tôt, voire inscrit dans son cerveau ou dans ses gènes, est alarmant.
Pour Sylviane Giampino, psychanalyste, et Catherine Vidal, neurobiologiste, les difficultés des toutes premières années ne permettent pas de déduire que plus tard l'enfant sera inadapté socialement, délinquant ou criminel. Une telle affirmation est nocive pour les enfants. Elles montrent comment le petit enfant construit son cerveau et son identité en fonction de ses expériences, ses apprentissages et son vécu. Rien n'est jamais figé, ni dans la personnalité, ni dans le cerveau. Le développement harmonieux d'un enfant, l'évolution de son caractère et de
ses aptitudes dépendent d'abord de ce qu'on lui offre à vivre.

Entre travail et enfant : entretien avec Sylviane Giampino, psychologue de la petite enfance

Entre travail et enfant comment faire le bon choix?

Il y a beaucoup de décisions d'arrêt de travail de la femme qui sont prises après la naissance de l'enfant dans l'urgence, parce que l'on ne trouve pas de mode de garde ou bien parce que la séparation est trop douloureuse. A partir du moment où une femme commence à ouvrir la boîte de Pandore de la question du travail, elle entre dans une problématique extrêmement complexe car elle ne saura pas si la décision qu'elle va prendre est guidée par un désir profond, soit de continuer à travailler malgré tout, soit de s'arrêter. Elle ne va pas savoir si son choix ne va pas être dicté inconsciemment par un modèle, des valeurs familiales ou au contraire, en opposition au choix fait par sa mère. Il est donc très important de prendre la décision à deux. Ce qui est nouveau aujourd'hui, c'est de justifier ce choix par le bien-être de l'enfant; qu'une mère choisisse de travailler ou de s'arrêter, elle considère très souvent que son choix est le meilleur pour son enfant (être plus proche de lui pour les unes, lui apporter un niveau de vie supérieur pour les autres). Plus rares sont celles qui mettent en avant un désir personnel : « C'est ce que je veux ».

Mais d'où vient ce sentiment de culpabilité si répandu ?

En raison de la grossesse et de l'arrivée de l'enfant dans la vie d'une femme, il y a un remue-ménage intérieur dans le psychique des mères qui peut prendre une tonalité dépressive, même si celle-ci n'est pas systématique : c'est ce qu'on appelle le baby-blues. En revanche, presque toutes les femmes sont sujettes au réveil d'une hypersensibilité qui se rapproche de celle du nourrisson, et leur permet d'entrer en relation avec ce dernier. Mais il ne s'agit pas d'instinct maternel et les hommes peuvent tout à fait vivre cet état d'hypersensibilité relationnelle, de fragilité, vital pour la relation du nourrisson. S'agissant de la mère, la culpabilité profite alors de ce terrain pour s'installer, si toutefois celle-ci se laisse piéger par l'illusion qu'elle est la seule à être vitale pour son enfant. D'où l'importance que j'attache à la présence des autres autour de la mère et autour de l'enfant, et ce dès la naissance.

Quelles formes la culpabilité peut-elle prendre ?

La culpabilité s'avance masquée et il faut rappeler que c'est un processus inconscient; lorsque l'on dit : « Je culpabilise », on ne parle que de la partie visible de l'iceberg. D'ailleurs, les femmes qui disent qu'elles culpabilisent, ne sont pas forcément celles qui se sentent les plus coupables. La culpabilité est perfide et produit des symptômes inattendus : il y a toute la série des somatisations, tout ce qui est état dépressif engendrant des fatigues, des inhibitions, des démotivations pour le travail et des difficultés dans le couple. Il n'est pas rare par exemple qu'une femme qui avait une carrière prometteuse se retrouve dans une situation professionnelle bouleversée ou bloquée. C'est pourquoi j'insiste tant sur la qualité du mode de garde, car celle-ci peut avoir des conséquences colossales sur la vie professionnelle et la vie du couple, et pas seulement sur la relation parent-enfant.

Propos recueillis par Anne-Françoise Khanine

NOS ENFANTS SOUS
HAUTE SURVEILLANCE
Évaluations, dépistages, médicaments...
Sylviane GIAMPINO
Catherine VIDAL
Préface d'Axel Kahn, Editions Albin-Michel, 283 pages, 17¤



[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Tuesday, 25 August 2009 at 12:35 PM

Edited on Tuesday, 25 August 2009 at 1:15 PM

FREDERIC BEIGBEDER PRESENTE EN AVANT PREMIERE NATIONALE "UN ROMAN FRANCAIS"

FREDERIC BEIGBEDER PRESENTE EN AVANT PREMIERE NATIONALE "UN ROMAN FRANCAIS"
Le Blog littéraire d'André BONET, mardi 18 août 2009. Initiées par le CML et la municipalité de Leucate en 2007, les rencontres littéraires d'été, baptistées cette année "Les auteurs à la Plage", invitent jeudi le célébre animateur du Cercle à Canal Plus. Il présente en avant-première nationale "Un roman français" (Grasset). Un évènement !

Après Doc Gynéco et Michel Drucker c'est au tour de Frédéric Beigbeder de répondre à Leucate à l'invitation des Auteurs à la Plage, une manifestation littéraire organisée par la Municipalité avec le parrainage du Centre Méditerranéen de Littérature. Né à Neuilly sur Seine, chroniqueur à Lire et animateur du Cercle à Canal Plus, Frédéric Beigbeder est l'auteur chez Grasset de Vacances dans le coma (1994), L'amour dure trois ans (1997), 99 francs (2000), Windows on the World (2003, Prix Interallié), L'égoïste romantique (2005), Au Secours pardon (2007). Aujourd'hui, Frédéric Beigbeder s'essaie à l'analyse de ses déterminismes dans "Un roman français", sorti chez Grasset le 18 août. L'auteur de 99 francs insère dans un seul volume plusieurs histoires, toutes celles ayant fait de lui l'homme qu'il est aujourd'hui. Quand il s'agit de résumer l'ouvrage, Frédéric Beigbeder préfère en énumérer les différentes intrigues : "C'est l'histoire d'un homme devenu jouisseur pour se venger d'être quitté, d'un père cynique parce que son coeur était brisé." C'est aussi "l'histoire d'un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d'un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère". L' 'idée de ce nouveau livre lui est venue en fait le 20 janvier 2008, quand il était en garde à vue au commissariat du 8ème arrondissement de Paris. Pour oublier sa claustrophobie, il s'est réfugié dans le pays perdu de son enfance. Il croyait avoir tout oublié, et puis...petit à petit, un monde lui est apparu. Il est le fils d'une aristocrate limousine et d'un riche héritier américano-béarnais; son enfance fut marquée par leur divorce en 1972. Son paradis c'est la plage de Cénitz à Guethary, le parc de la Villa Navarre à Pau, la colline du château de Vaugoubert à Quinsac, les reflets verts des avenues de Neuilly et des allées du Bois de Boulogne : c'est un monde révolu. La France dans laquelle il a grandi n'avait rien à voir avec celle d'aujourd'hui, il la décrit sans nostalgie, comme une contrée imaginaire, comme si son passé était une fiction. Il lui a semblé redécouvrir quelque chose ou quelqu'un, une époque, une famille, un pays, mais il peux se tromper, il n'a pas le recul nécessaire.
Après avoir écrit un roman qui se passait en Amérique et un autre qui se déroulait en Russie, il voulait sans doute rentrer chez lui ; c'est souvent le cas des gens qui sont enfermés dans une cellule.
Bizarrement, depuis vingt ans qu'il publie des livres, il n'avait jamais parlé de son passé. Il attendait peut-être, pour écrire " Un roman français", de ne plus pouvoir faire autrement. Ou alors c'est plus grave : son utopie est derrière lui....

Dédicaces jeudi 20 août, à partir de 19h sur le parvis de l'espace culture Henry de Monfreid à Port-Leucate (mairie de la Plage).


[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Tuesday, 18 August 2009 at 5:12 AM

Edited on Monday, 05 October 2009 at 11:50 AM