15° MAGHREB DES LIVRES : UN PARTENARIAT NATIONAL AVEC LE PRIX MEDITERRANEE

15° MAGHREB DES LIVRES : UN PARTENARIAT NATIONAL AVEC LE PRIX MEDITERRANEE
Pour le 25° aniversaire du prix Méditerranée (fondé à Perpignan en 1984 autour de personnalités aussi évocatrices que Fernand Braudel, Hervé Bazin, Emmanuel Roblès, Jacqueline de Romilly, Jean d'Ormesson ou Edgar Faure) le CML intensifie ses partenariats avec les différentes institutions du livre qui oeuvrent pour la Méditerranée. Une nouvelle initiative de jumelage vient de naître entre le prix Méditerranée et le "Maghreb des livres", fondé à Paris en 1993 par Georges Morin qui rejoint cette année le jury du prix Méditerranée. Le correspondant perpignanais de l'association "Coup de Soleil" qui organise cet évènement est Abdelillah Mniai. Professeur d'arabe au Lycée Arago, il milite depuis de nombreuses années à Perpignan avec beaucoup de conviction et de talent au rapprochement des cultures.

Le "Maghreb des livres", qui s'est tenu ce week-end, est rendez-vous littéraire international qui attire chaque année plus de 100 000 visiteurs à la Mairie de XIII° à Paris Il est soutenu par la Mairie de Paris et son maire Bertrand Delanoë, très mobilisé et présent chaque année (il est né en Tunis), le Ministère des affaires étrangères, le Ministère de la culture, le Ministère de l'intégration, ainsi que les Ambassades de France en Algérie, au Maroc et en Tunisie et le Conseil des ambassadeurs des Etats arabes en France. Le partenarat CML/Maghreb des Livres s'inscrit dans l'objectif culturel clairement défini de l'Union pour la Méditerranée qui est de susciter toutes initiatives publiques et privées ayant pour objet le développement de la dimension culturelle de la politique méditerranéenne de la France, "d'harmoniser les actions menées par la France dans ce domaine" et de "mobiliser toutes les forces vives de la Méditerranée.
L'objectif premier du "Maghreb des livres" est de valoriser l'ensemble de la production éditoriale relative du Maghreb, y compris du Maghreb «d'en France».Ouvrages en langues française, arabe et tamazight. 140 auteurs étaient présents pour cette 15ème édition pour dialoguer avec leurs lecteurs et dédicacer leurs livres. Le "Maghreb des livres" a accueilli cette année plus particulièrement de nombreux auteurs marocains, publiés au Maroc ou en France. Comme chaque année la manifestation propose de multiples espaces de réflexion à travers débats, rencontres et tables-rondes. Le CML a lancé cette année, autour de son président André Bonet et de son vice-président Jean-Jacques Bedu, son premier café littéraire "Lire en Méditerranée", autour des prix Méditerranée et de la création des Editions Koutoubia. Cette nouvelle maison d'édition répond à un désir et à une exigence. Le désir, c'est de parvenir à désocculter l'admirable civilisation musulmane, celle-là même qui s'étend de l'Afrique sub-saharienne à l'extrême Asie en passant par le Maghreb, le Proche et Moyen Orient et l'Asie centrale. L'exigence, c'est de montrer cette civilisation sous ses multiples aspects, et cela peut aller de la spiritualité à l'art de vivre, de la géopolitique à la littérature. Un des tous premiers auteurs de Koutoubia est perpignanais. Il s'agit de Stéphane Babey qui publie un nouveau roman "L'inconnu d'Alger". Roman violent, tout d'amour et de révolte, de refus et de consentement (l'auteur le présentera le 20 février à 18h à la librairie Torcatis de Perpignan). Lors de cet évènement le CML a participé à une table ronde d'actualité : "L'Union pour la Méditerranée: quelle place pour la culture?", animée par André Azoulay membre du Comité des sages pour l'Alliance des civilisations à l'ONU, président délégué de la Fondation des trois cultures et des trois religions et administrateur du Forum Méditerranéen et du centre Shimon Peres pour la paix.
Une importante délagation de la Méditerranée sera présente Perpignan les 15, 16 et 17 ocobre 2009 à l'ocasion du 25° aniversaire du prix Méditerranée qui s'annonce déjà comme un évènement majeur de l'Union pour la Méditerranée en marche...


Légende photo : Georges Morin, président-fondateur du Maghreb des Livres (nouveau juré du prix Méditerranée) au centre de la photo, entouré de gauche à droite d'Abdelillah Mniai (Coup de Soleil), de Jean-Jacques Bedu et d'André Bonet (CML) et de Stéphane Babey, auteur de l'Inconnu d'Alger.
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# Posted on Wednesday, 11 February 2009 at 12:12 PM

HERVE GUIBERT (1955-1991) : GALLIMARD PUBLIE SES "ARTICLES INTREPIDES", LES MEILLEURS ARTICLES ET ENTRETIENS DANS "LE MONDE" DE 1977 A 1985 DE L'AUTEUR DU LIVRE CULTE DES ANNEES 80 "A L'AMI QUI NE M'A PAS SAUVE LA VIE"

HERVE GUIBERT (1955-1991) : GALLIMARD PUBLIE SES "ARTICLES INTREPIDES", LES MEILLEURS ARTICLES ET ENTRETIENS DANS "LE MONDE" DE 1977 A 1985 DE L'AUTEUR DU LIVRE CULTE  DES ANNEES 80 "A L'AMI QUI NE M'A PAS SAUVE LA VIE"
Le Blog d'André BONET, lundi 2 février 2009. Hervé Guibert, écrivain, journaliste et photographe, est l'auteur de nombreux livres parmi lesquels "Mes parents", "A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie" et d'un journal posthume, "Le Mausolée des amants". "Articles intrépides" fait suite à la publication de "La photo, inéluctablement" (Editions Gallimard, 1999), qui recueillait ses articles sur la photographie. Que retenons-nous de Guibert ? D'une certaine façon, son œuvre participe au renouvellement du genre autobiographique, il est un de ceux qui contribuèrent à vulgariser le concept d'autofiction. Alors qu'il ne s'agissait pas encore d'une mode... Il en allait pour Guibert de sa survie, car pour être encore, pour n'être plus ce demi-mort qu'il était déjà, il devait se faire autre, naître textuellement pour accepter de n'être plus vraiment. D'ailleurs, peut-on s'écrire aujourd'hui comme l'on s'écrivait avant Guibert ?


Entre 1977 et 1985, l'écrivain a interviewé, pour «le Monde», Welles, Dalida, Bresson, Tarkovski, Adjani...
Il n'y a pas de meilleure manière de tester un écrivain que de le lire sans qu'il le sache. Donc pas dans ses livres, où il n'a pu s'empêcher de faire son numéro, mais dans les fonds de tiroir de son oeuvre, qu'il ne s'attendait peut-être pas à voir publiés un jour. Gallimard réunit les «Articles intrépides» d'Hervé Guibert (des articles qu'il a donnés au «Monde» entre 1977 et 1985). Voici Godard, Orson Welles, Dalida maintenant. Et puis Tarkovski, Deleuze, Carax, Pialat, Rivette, Bulle Ogier, Koltès: la force de Guibert, c'est qu'il ne fait, dans ses interviews, aucune erreur de casting. Même France Roche, l'indéracinable chroniqueuse télévisuelle des années 1980, s'en sort bien sous l'oeil du photographe-écrivain. Et Adjani, bien sûr, ses yeux, son rire, cette «cascade», cette «machine musicale».

Ce monde n'est presque plus

Ce monde n'est presque plus. Dans les années 1970, on était encore dans les années 1930, et c'est pourquoi le journalisme avait encore un sens. On pouvait croiser Welles dans un palace. Il y avait sûrement moyen d'obtenir une interview de Hemingway, et, en remontant encore un peu le cours des âges, d'aller faire un reportage chez Faulkner. On sonnait à la porte, et ce n'est pas le gardien du musée qui ouvrait, mais Faulkner lui-même, autant dire Sophocle, qui vous proposait un gin. On pouvait aussi croiser Guibert, moins imposant, volontairement moins massif. Car Guibert, mélange de souffrance et de légèreté, se tenait, lui, de ce côté-ci du temps.
Né à Saint-Cloud le 14 décembre 1955, Hervé Guibert est photographe et écrivain. Auteur de "A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie", il meurt le 27 décembre 1991.
Et quel écrivain! Tout est beau, tout est simple, tout dérive vers la confidence qui se moque bien du qu'en-dira-t-on. Il est avec Depardon, au Festival de Venise, assis à une terrasse, il a commandé un verre de blanc. On discute de tout et de rien, l'un regarde passer les Italiennes, l'autre, les Italiens. Guibert: «Cette dérive de nos regards nous amène vite à des confidences: l'un et l'autre, plus tôt dans l'après-midi, nous avons fait une rencontre, nous avons suivi une personne, nous avons tenté de l'aborder puis de lui parler, c'était une torture succulente, et puis nous nous sommes fait rembarrer.»
Qu'il parle théâtre ou cinéma, Guibert voit juste, sans grandiloquence. Il ne va pas vous bassiner trois heures avec le génie d'Orson Welles, mais on saura qu'en voyant «Mourir à trente ans», de Romain Goupil, il éprouve «une terrible envie de pleurer». Ce ne sont pas les gens célèbres qui l'intéressent, déguisés dans leur paraître, et qu'il interroge donc nonchalamment, sans chercher plus que ça à percer leur armure, mais la vie, cette vie dont on se demande comment il faisait pour sembler toujours tenir, dans ses écrits, la dernière interview exclusive.

Didier Jacob (1)

«Articles intrépides», par Hervé Guibert, Gallimard, 382 p., 25 euros.

Source: «Nouvel Observateur» du 18 décembre 2008.
avec Arnaud Genon

(1) Depuis quatre ans, Didier Jacob tient un blog (Rebuts de presse). Né en 1962, Didier Jacob est chroniqueur littéraire au Nouvel Observateur. Il tient ce blog sur le site Internet de l'hebdomadaire depuis mars 2004 ( http://didier-jacob.blogs.nouvelobs.com/). Il s'agit d'un excellent blog (peut-être le meilleur) dans lequel il nous parle de ses plaisirs de lecteur. Il se cantonne presqu'exclusivement à cette tâche. Il lui arrive d'avoir la dent dure. C'est très drôle. La Guerre littéraire - Critique au bord de la crise de nerfs (éditions Héloïse d'Ormesson) est un recueil de ses chroniques les plus mordantes et acides. Il n'y va pas de main morte sur les vaches sacrées littéraires, celles qui touchent de gros à-valoir.


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# Posted on Monday, 02 February 2009 at 2:21 AM

Edited on Friday, 06 February 2009 at 4:39 PM

"LOVE MEDECINE" : LA BEAUTE DE CE LIVRE NOUS EPARGNE D'ETRE COMPLETEMENT DEVASTES PAR SA FORCE

"LOVE MEDECINE" : LA BEAUTE DE CE LIVRE NOUS EPARGNE D'ETRE COMPLETEMENT DEVASTES PAR SA FORCE
Le Blog d'André BONET, vendredi 23 janvier 2009. Reconnue comme l'un des plus grands écrivains américains contemporains, Louise Erdrich a bâti en une dizaine de livres une oeuvre puissante et singulière, qui lui vaut une reconnaissance internationale. Son roman Love medecine sort aujourd'hui en France chez Albin-Michel.


Louise Erdrich est indienne, plus exactement métisse. Née en 1954, dans le Dakota du Nord aux États-Unis, d'un père germano-américain et d'une mère ojibwa. Louise Erdrich aime raconter des histoires sur l'amour et la folie des hommes. Love Medecine gravite autour des Kahpaw et des Lamartine, deux familles indiennes aux destins entremêlés sur plusieurs générations, de 1934 à 1984. Souvent comparé aux romans familiaux de William Faaulkner, Love Medecine est une vision d'un monde à la fois violent et tendre, laid et élégant, onirique et réaliste. Le livre fonctionne telle une polyphonie, un choeur de voix d'hommes et de femmes pris dans le désordre émotionel de leur histoire familiale, mais qui luttent malgré tout pour prendre le contrôle de leur propre existence. Le roman s'ouvre sur une réunion familiale après l'enterrement d'une femme morte un dimanche de Pâques, au cours d'une tempête de neige. Ses proches évoquent alors sa mémoire à travers souvenirs et anecdotes reconstituant ainsi le destin de la défunte et celui de sa famille...
Ecrit dans une langue incandescente et poétique, Love Medecine, est un grand livre aux allures de classique contemporain. Là, comme dans le reste de son oeuvre, Louise Erdrich saisit les êtres dans leurs contracdictions et les met aux prises avec l'amour, le désir, le pouvoir et la mort.
On retrouve le souvenir des lieux : « C'était le bout du monde pour certains. Là où les cartes s'arrêtaient. Là où Dieu n'avait qu'à moitié participé à la création. Là où le Très-bas avait mis la forêt obscure, l'alcool, les chiens sauvages, et les Indiens. » Puis les souvenirs des femmes et des hommes qui les peuplent.
Il y a de la violence, de la jalousie, du désir et, pour lier l'ensemble, la magie de la plume de Louise Erdrich, capable de transformer l'émotion la plus banale en pure poésie : « Je veux broyer les os des hommes pour les boire dans mon thé du soir. Je veux pénétrer en eux à la manière dont leurs ombres brûlantes se replient dans leurs corps en plein soleil. Je veux être leur nourriture, leur boisson toxique, sentir le goût des hommes comme de la confiture figée à la naissance de ma langue. » Love Medicine est une polyphonie, un roman choral dans lequel les mots, plus que des concepts, deviendraient sons et mélodie. Sans jamais verser dans l'outrance ou la caricature, Louise Erdrich offre à chacun de ses personnages une voix qui lui est propre, inventant pour eux vocabulaire et syntaxe comme elle leur prête chair et vie.

LOVE MEDECINE Louise Erdrich Albin Michel 394 p., 21,50 €
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# Posted on Friday, 23 January 2009 at 8:11 AM

Edited on Tuesday, 27 January 2009 at 5:54 PM

LES DEUX LIVRES "COLLECTOR" » INDISPENSABLES DE FREDERIC GILLOTTEAU NOUS INVITENT A DECOUVRIR DE L'AUTRE COTE DU MIROIR L'UNIVERS DE MADONNA

LES DEUX LIVRES "COLLECTOR" » INDISPENSABLES DE FREDERIC GILLOTTEAU NOUS INVITENT A DECOUVRIR DE L'AUTRE COTE DU MIROIR L'UNIVERS DE MADONNA
Le Blog d'André BONET, mardi 20 janvier 2009. Madonna fait partie de ces rares artistes qui offrent à leurs fans des shows exceptionnels en parcourant le monde pour aller à leur rencontre. Tel pourrait être le résumé en une seule phrase du luxueux ouvrage “Madonna on stage” paru aux Editions Why Not... 288 pages richement illustrées de plus de 300 photos sous la plume aiguisée de Frédéric Gillotteau, fan de la première heure. L'auteur a des attaches familiales à Perpignan. Nous l'avons rencontré. Interview.


André BONET : « Madonna European Sticky & Sweet Tour Memories » est sorti il y a un peu plus d'un mois. Le jour de la sortie vous étiez en rencontre dédicace dans une boutique de disque Parisienne. Quelles sont les premières retombées du livre, les premières critiques ?

Frédéric GILLOTTEAU : L'accueil a été très positif. De nombreux fans attendaient un livre comme celui-ci, mais ont été surpris de la rapidité de sa sortie en librairie. La plupart du temps, cela prend plusieurs mois après la fin de la tournée pour pouvoir se procurer ce type d'ouvrage. Ensuite, j'ai eu de très bonnes critiques se rapportant à la mise en page du livre et au choix des photos (la plupart inédites). Le livre compte aussi un grand nombre d'informations et d'anecdotes. C'est un peu un carnet de route puisque j'ai assisté à la quasi-totalité des concerts décrits dans l'ouvrage.

AB : Est-ce votre premier livre sur Madonna ?

FG : C'est mon second livre sur Madonna.

Le premier « Madonna On Stage » a rencontré un grand succès, les deux éditions on été épuisées en seulement quelques semaines. On peut cependant en trouver encore quelques exemplaires sur le site internet : www.editionsnemomedia.com (les derniers disponibles).
Ce premier livre retrace la carrière de Madonna sur scène, depuis ses débuts, soit plus de 25 ans de carrière !

AB : Comment sont nés ces différents projets ?

FG : J'avais envie de partager ma passion avec un public le plus large possible... et je pense qu'il y avait une réelle attente pour ce type de projet.

Il y a eu beaucoup de biographies, plus ou moins trash, mais jamais une biographie scénique, alors que c'est sur scène que Madonna excelle ! Le vide est désormais comblé...

AB : Avez-vous rencontré des difficultés dans la réalisation de ce projet ?

FG : En fait, mes connaissances et mes diverses connexions m'ont permis d'avancer un projet qui a été d'emblé accepté par le staff de Madonna. Il y a eu cependant quelques réserves à respecter, notamment, concernant les interviews des collaborateurs de la chanteuse. Dans « Sticky & Sweet Memories » je n'ai pas pu publier d'interview des danseurs car l'ouvrage est sorti avant que la tournée ne soit terminée, et certaines indiscrétions ne devaient pas filtrer !

AB : Le livre a-t-il été envoyé à Madonna ?

FG : Il a été remis en main propre à plusieurs personnes qui travaillent avec Madonna. Et j'ai eu un retour de sa plus proche collaboratrice qui m'a fait part de sa satisfaction concernant mon travail.

AB : Le livre est en français. Avez-vous pensé à une version en langue anglaise ?

FG : J'y est pensé, mais j'ai choisi le français afin de coller au mieux au marché francophone, qui comprend notamment la Suisse, la Belgique mais aussi le Canada.

Je suis aussi parti du constat que Madonna est appréciéedans le monde entier, et que même ceux qui ne comprennent pas le français sont séduits par les beaux livres. Ceux qui ne comprennent pas le texte se rattraperont sur les photos ! En ce sens « Madonna On Stage » et « Sticky & Sweet Memories » sont déjà des livres « collector » indispensables.

AB : D'autres projets ?

FG : J'ai plusieurs idées en tête, pas forcément centrées autour de Madonna, l'avenir nous dira s'il est plus facile de travailler avec des artistes français... Quoiqu'il arrive, je reviendrai à mon premier amour, Madonna, dans les mois à venir...
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# Posted on Tuesday, 20 January 2009 at 7:30 AM

Edited on Tuesday, 20 January 2009 at 7:42 AM

PATRICK LE MAGNIFIQUE

PATRICK LE MAGNIFIQUE
Le Blog littéraire d'André Bonet, vendredi 16 janvier 2009. Six mois après son éviction du JT de TF1, Patrick Poivre d'Arvor revient sur France 5 dans La Traversée du miroir. Une émission hebdomadaire. La traversée du miroir, c'est le titre d'un roman magnifique de PPDA. En s'inspirant du titre d'un de ses livres qu'il était venu présenter à Perpignan et à Collioure à l'invitation du CML, l'ami Patrick, membre-fondateur du prix Méditerranée fait un retour magistral à la télévision. Un formidable pied de nez aux nombreux "lâches" du PAF qui l'ont malmené. Patrick le magnifique vient de démontrer ce soir encore, dans une conversation intime avec Pierre Palmade et Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, qu'il restait le meilleur journaliste français. Il nous invite à méditer le mot d'Alain sur l'amitié : "L'amitié est au dela des passions, des intérêts et des hasards". Patrick a répondu aux questions de France-Soir sur son retour magistral à la télévision.

FRANCE-SOIR. Etes-vous à l'origine du concept de La Traversée du miroir ?

PPDA. Oui. Il y a quelques années, j'ai écrit un livre du même nom. Je souhaite permettre aux téléspectateurs de mieux découvrir les êtres. Chaque semaine, j'y interviewerai deux invités sur trois dates de leur vie et de l'histoire. Un moyen, en quelque sorte, de traverser le miroir.

Vous retrouvez l'exercice de l'interview, qui vous est chère

J'adore ça. Un entretien, c'est comme un accouchement. Je n'aime pas prendre des gants de boxe pour obtenir les confessions des gens, je préfère les obtenir d'une manière plus fine.

Quelle personne disparue auriez-vous aimer interviewer ?

J'aurais beaucoup aimé m'entretenir avec Pierre Lazareff.

Si vous aviez trois dates de votre vie à choisir, lesquelles seraient-elles ?

Des dates liées à ma famille et en particulier à mes enfants, que ce soit des bonheurs comme leur naissance ou des moments plus douloureux, comme le décès de l'une de mes filles. Je choisirais également des dates clés de ma carrière, comme mon arrivée dans le métier grâce à un concours organisé par France Inter.

Les médias ont beaucoup parlé depuis votre éviction du JT de TF1. N'a-t-il pas été trop dur de sortir la tête de l'eau ?

Non. Et puis, cette période n'a duré que six mois ! Elle m'a permis de prendre du recul, de ne pas me précipiter dans mes choix. Je suis touché de voir que les Français ont toujours autant d'affection à mon égard.

Les audiences de l'émission seront moins importantes que celles que vous réalisiez à la présentation du JT de TF1...

Je suis conscient que je n'ai pas la même exposition que lorsque j'étais sur le hertzien. Mais mon heure de gloire, je l'ai connue. Aujourd'hui, je préfère choisir des programmes qui me touchent...

Avez-vous le sentiment d'avoir tourné une page ?

Une chose est sûre, j'en ouvre une nouvelle. J'en ai connu beaucoup dans ma carrière. J'aime lorsqu'elles sont blanches et qu'il faut les écrire...

Conservez-vous de l'amertume envers TF1 ?

Je n'en ai aucune. C'est la vie. Il y a des choses plus graves. Je ne vais pas me plaindre de faire un métier formidable qui me permet de faire de belles rencontres...

© FRANCE-SOIR
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# Posted on Friday, 16 January 2009 at 4:48 PM

Edited on Tuesday, 20 January 2009 at 11:35 AM