LLUIS LLACH S'EXPOSE A BARCELONE

LLUIS LLACH S'EXPOSE A BARCELONE
Le Blog d'André Bonet, samedi 10 janvier 2008. Symbole de la résistance de la langue catalane, Lluis Llach a toujours été un militant de résistance de la langue catalane et de la lutte contre le régime fasciste. Citoyen du monde, il a chanté sur tous les continents. Ambassadeur de la Catalogne, le poète-chanteur est avant tout un grand humaniste ouvert à toutes les cultures du monde. Pour ceux qui cherchent une bonne raison d'aller à Barcelone.... une expo de photos de Lluís Llach se tient depuis le 8 janvier jusqu'au 13 février 09. Plaça Reial - A Setba - Zona d'Art. C'est à cette adresse qu'il vécu à Barcelone au début des années 80 jusqu'en 1999. Son ancien appartement abrite de nombreux clichés réalisés par le photographe des stars catalanes Juan Miguel Morales.

Lluis Llach est né le 7 mai 1948 à Girone (Espagne). issu de la bourgoisie Barcelonaise, il grandi dans le petit village catalan de Verges. Enfant précoce, il compose ses premières mélodies sur le piano familial. A 15 ans, il part à Barcelone et s'immerge très vite dans les milieux universitaires anti-franquistes. Il sort son premier disque chez Concentric, un petit label fondé par des intellectuels de Barcelone dont l'unique ambition est de maintenir vivantes la langue et la culture catalane en opposition à la dictature franquiste.
L'exposition "Lluis Llach a la Plaça Reial", présente une rétrospective de 36 photographies de Juan Miguel Morales et noir et blanc qui offre un éclairage sur la vie du chanteur. Les photographies montrent aussi bien des moments artistiques que personnels, avec des souvenirs, des paysages et des moments de complicité. Elles sont accompagnées de 11 textes d' Omar Jurado qui reprend des anectotes et des confidences que lui a confiées le chanteur. La plupart des photographies sont extraites du livre "Món Llach", des deux mêmes auteurs.
Ce livre est une invitation au voyage dans l'univers de Lluís Llach. Les auteurs ont accompagné Lluís Llach
pendant plusieurs mois et nous livre un portrait intime du chanteur à travers les paysages et les personnes qui ont été les plus, importantes de sa vie. Lluís Llach confie ses souvenirs, ses sentiments et ses confidences sur les magnifiques photos du photographe Juan Miguel Morales. A noter, ce premier livre de photos à donner lieu à une biographie plus traditionnelle "Lluís Llach, sempre mes lluny" (Lluís Llach, toujours plus loin) non traduite en français. Edition : Mina, Col•lecció: Singular, 11 Barcelona, 2006).
Depuis l'ouverture de l'exposition jusqu'à sa clôture, le 13 Février prochain, tous les jeudis à 8 h, auront lieu des activités d'exposition, un récital de poèmes de Miquel Martí i Pol, une conférence sur les origines de la New Song, la projection du film documentaire Llach, la rébellion permanente, dirigée par Louis Danés, un concert de Manu Guix et de la vente aux enchères de l'une des photos pour le bénéfice de la Maison de l'enfance Raval. L'exposition est parrainée par Barnasants, Enderrock, Sidecar, Taxidermista, Moritz, Rome Hotel Royal, Adobs3mil, Restaurants Deux Mondes et de diapositives.
SETBA - Art Zone est un espace multi-culturel, pour accueillir des expositions d'art, des spectacles, des ateliers et des activités, entre autres. Un des principaux objectifs est de donner voix à des artistes tels que ceux qui ont commencé dans l'art, qui offre l'espace comme un orateur à l'approche du public. L'autre objectif est la récupération par la ville d'un espace de création artistique et culturel, tels que la Place Royale et le quartier de Ciutat Vella.

SETBA - Zona d'Art SETBA - Art Zone
Plaça Reial, 10 - 1r 2a Plaza Real, 10 - 1er 2e
08002 Barcelona 08002 Barcelona
Tel. Tél. 934 813 696
www.setba.net
setba@setba.net

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# Posted on Saturday, 10 January 2009 at 3:39 AM

Edited on Sunday, 11 January 2009 at 1:27 PM

«PAROLES D'ILLETTRISME» : INSECURITE LINGUISITIQUE ET DESTIN SOCIAL

«PAROLES D'ILLETTRISME» : INSECURITE LINGUISITIQUE ET DESTIN SOCIAL
Le Blog d'André BONET, dimanche 28 décembre 2008. Dans le cadre d'ateliers organisés par la Ville de Blois, Luc Brunscwig a recueilli le témoignage de huits personnes qui ont connu des difficultés d'apprentissages de la lecture et ont appris à vivre malgré leur illettrisme. Paroles d'illettrisme,témoignages mis en récits, est un recueil d'histoires courtes qui nous touchent. L'illettrisme est une réalité difficile à cerner. On a beaucoup d'idées reçues car le néologisme "illettrisme" reste aujourd'hui sujet à bien des confusions.

Au risque de se répéter, il semble nécessaire de s'accorder sur le sens des mots qui, dans le cas de l'illettrisme sont chargés de sens mais aussi d'affects. L'illettrisme est une forme d'exclusion qui atteint bien évidemment les affects de celui qui en est porteur à un moment de sa vie ou toute sa vie, mais qui touchent aussi aux affects de ceux qui se mobilisent pour tenter d'y remédier. Alors que l'on parlait de lutter contre l'illettrisme comme s'il s'agissait d'un combat contre un mal, un fléau (Leclercq, 1999) les spécialistes auraient préféré que le terme formation de base passe dans le langage commun. Force est de constater qu'au fil des années, s'est ancré le terme d'illettrisme dont la dernière définition de référence de l'ANLCI date de 2003 : "L'illettrisme qualifie la situation d'illettrisme de personnes de plus de 16 ans qui, bien qu'ayant été scolarisées, ne parviennent pas à lire et comprendre un texte portant sur des situations de leur vie quotidienne et/ou ne parviennent pas à écrire pour transmettre des informations simples.
Pour certaines personnes ces difficultés en lecture et écriture peuvent se combiner avec une insuffisante maîtrise d'autres compétences de base comme la communication orale, le raisonnement logique, la compréhension et l'utilisation des nombres et des opérations, la prise de repères dans l'espace et dans le temps, etc.
Malgré ces déficits, les personnes en situation d'illettrisme ont acquis de l'expérience, une culture et un capital de compétences en ne s'appuyant pas ou peu sur la capacité à lire et à écrire. Certaines ont pu ainsi s'intégrer à la vie sociale et professionnelle, mais l'équilibre est fragile, et le risque de marginalisation permanent. D'autres se trouvent dans des situations d'exclusion où l'illettrisme se conjugue avec d'autres facteurs."

La peur du regard de l'autre

Saluons ici l'excellente initiative des éditions Futuropolis qui publient ces Paroles d'illettrisme.
Dans sa préface Anne Vinérier, responsable de l'association FARcl (Formation des Acteurs et Recherche dans la Lutte contre l'illettrisme), auteur de Combattre l'illettrisme, permis de lire, permis de vivre (éditions de l'Harmattan) et Des chemins de savoirs (éditions ScéRéen-CRDP Orléans-Tours), insiste sur l'importance d'un pareil ouvrage qui retrace des histoires singulières qui reliées les unes aux autres, permettent de comprendre comment "se frabriquent" ces situations d'illettrisme. "Ces histoires, écrit-elle, sont celles de femmes et d'hommes où se croisent toujours des difficultés d'origine familiale, scolaire, sociale... où sont en cause des insitutions qui n'ont pas su aller au bout de leurs missions respectives et qui ont provoqué chez ses personnes en situation d'illettrisme des rejets et des humiliations qui restent profondément ancrés dans leur psychisme... Où es en cause plus largement une société qui exclut ou qui met trop facilement à la marge celui qui est différent, celui qui est né dans une famille moins favorisée, celui qui a d'importantes difficultés de santé..."
Ces Paroles d'illettrisme sont celles de Ronny, Patrick, Zahia, Amar, Marcel, Sylvie, Maxime.. Les turbulences de la vie - déracinement, alcoolisme parental, violence... - ont fait qu'ils ont passé une bonne partie de leur existence sans savoir lire et écrire.
"Enfant, j'ai conno le monde de lalcool et de la violence. Mes parents étaient séparés. Maman avait retrouvé un copain. Un pauvre type, toujours entre deux vins. Quant il était bourré, il fallait qu'il cogne. Moi, il ne ma jamais touché, aut être honnête là-dessus, mais il était pas facil pour autant. Jaurais voulu pouvoir défendre ma maman. J'aurais voulu pouvoir, oui..."
"Je suis née et j'ai vécu mon enfance à Oran. Mon pre, il est mort quand j'avais 7 ans. J'avais 5 frères et soeurs. Maman, elle faisait des ménages. On vivait chez ma grand-mère, et mon oncle, il donnait un peu pour quon s'en sorte. C'était dur, tu peux pas imaginer."
"A cause de leur travail, mes parents m'ont placé chez une nourrice, pendant les trois premières années de ma vie. Cette femme vait un gamin, qui était bègue. Sans le faire exprès, je me suis mis à imiter sa façon de parler. Quand mes parents m'ont repris avec eux, le mal était fait. J'ai jamis réussi à me défaire de ce bégaiement."
Les éditions Futurpolis se sont associées à BD Boum pour faire paraître cet ouvrage de bande dessinée-témoignage qui, très loin de la fisction, parle du réel. Des visages qui invitent chacun de nous à ne pas se tromper de débat : illettrisme et pauvreté sont indissociables. Pour Anne Vinérier, c'est sur le terrain de la lutte contre la pauvreté qu'il faut agir pour faire reculer l'illettrisme.


Paroles d'illettrisme, témoignages mis en récits par Luc Brunschwig, éditions Futuropolis, 96 pages en biochromie, 17 €
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# Posted on Sunday, 28 December 2008 at 4:17 AM

Edited on Thursday, 01 January 2009 at 7:43 AM

LE PRIX NOBEL DE LITTERATURE HAROLD PINTER EST MORT

LE PRIX NOBEL DE LITTERATURE HAROLD PINTER EST MORT
LONDRES (AFP) — L'écrivain et dramaturge britannique Harold Pinter, prix Nobel de littérature en 2005 réputé pour son opposition à la guerre en Irak, est décédé mercredi soir à l'âge de 78 ans après un long combat contre le cancer.

"C'était un grand homme et ce fut un privilège de vivre avec lui pendant plus de 33 ans. Il restera à jamais dans nos mémoires", a déclaré son épouse Antonia Fraser en annonçant jeudi sa mort sur le site du quotidien The Guardian.
L'agente de l'artiste, Judy Daish, a confirmé le décès à l'AFP, précisant qu'il était dû à un cancer. Les médecins lui avaient diagnostiqué un cancer de l'oesophage en 2002.

L'ami retrouvé


Intellectuel connu pour ses prises de positions politiques tranchées, Harold Pinter a écrit plus de trente pièces de théâtre. Il était également poète, metteur en scène et auteur de scénarios de films, dont plusieurs adaptations de ses oeuvres.
Fils d'un tailleur juif, il était né le 10 octobre 1930 à Hackney, un quartier populaire de l'est londonien. Le succès lui était venu avec "The Caretaker" ("le Gardien"), filmé en 1963. Il collaborera à plusieurs reprises pour le cinéma, écrivant notamment les scénarios de "La Maîtresse du Lieutenant français" et de "L'Ami retrouvé".
Son style, habile mélange de silences menaçants et de l'argot de l'Est londonien, avait tellement marqué son époque qu'il a fait son entrée dans le prestigieux Oxford English Dictionary, sous le mot "Pinteresque".
Artiste engagé, il passait pour un rebelle anti-impérialiste et un grand défenseur des droits de l'homme. Il avait notamment réclamé la comparution devant la Cour internationale de justice de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair et du président américain George Bush, pour avoir déclenché la guerre en Irak.
Critique acerbe dans les années 1980 du président américain Ronald Reagan et de sa contemporaine britannique, l'ancien Premier ministre Margaret Thatcher, Pinter avait tourné plus récemment sa colère contre l'engagement de l'Onu au Kosovo (1999), l'invasion américaine de l'Afghanistan (2001) et la guerre en Irak (2003), comparant Tony Blair à "un idiot plein d'illusions" et qualifiant George Bush de "criminel de guerre".
"Harold était un personnage en politique, un polémiste qui a mené des luttes féroces contre la politique étrangère américaine et souvent britannique. Mais dans la vie privée, il était le plus fidèle des amis et le plus généreux des hommes. C'était un grand homme tout autant qu'un grand dramaturge", a dit de lui son ami et biographe Michael Billington, interrogé sur Sky News.
Souffrant d'un cancer de l'oesophage diagnostiqué en 2002, Harold Pinter avait subi des séances de chimiothérapie, un "cauchemar personnel" selon ses propres mots.
Malgré la maladie, il avait continué de travailler. Son interprétation en 2006 à Londres du monologue de Beckett "La dernière bande" lui vaudra un succès critique. En 2007, il avait signé le scénario du film "Sleuth" (Le Limier), avec Jude Law et Michael Caine.
L'agente de Pinter, Judy Daish, a précisé à l'AFP que des funérailles privées seront organisées à une date qui reste à déterminer.

L'hommage de la presse britannique

"Maître du réalisme", "le meilleur des dramaturges britanniques"... La presse en ligne britannique saluait, jeudi et en gros titres, la mort d'une icône. Le Times salue la "place unique" qu'occupait Pinter dans la littérature contemporaine "de ce pays mais aussi au-delà". Dans The Independent, son biographe et ami, Michael Billington, rappelle que le Prix Nobel était "un personnage hautement politique, un polémiste (...), ainsi que l'ami le plus loyal et le plus généreux des être humains". En bref, "un grand homme autant qu'un grand dramaturge". Le quotidien propose à ses internautes de réagir à la mort du maître : "Que représentait pour vous Pinter ?", affiche-t-il en "une".
Pour le Guardian, "Samuel Beckett est son unique rival en terme d'influence théâtrale". Le quotidien souligne lui aussi le "don" de l'auteur pour l'amitié et rappelle ses influences : Dostoïevski, Kafka, Eliot, Lawrence, Woolf ou Hemingway. La BBC diffuse quant à elle un extrait de L'Anniversaire, l'une des pièces qui a assis la réputation de dramaturge et acteur de grand talent de Pinter. Toujours en images, le Guardian retrace la vie du maître à travers seize photos
Lors de son cri de colère contre la guerre en Irak, il compara Tony Blair à "un idiot plein d'illusions" et qualifia George Bush de "criminel de guerre" : "J'utilise beaucoup de mon énergie plus particulièrement pour changer la situation politique qui est, à mon avis, très inquiétante", avait-il expliqué alors. Il avait publié en 2003 War, un recueil de poèmes contre la guerre en Irak. Le 15 février de la même année, il s'était exprimé à la tribune de Hyde Park, à Londres, devant un million et demi d'opposants à la guerre. Se tenant soigneusement à l'écart de l'"establishment", Pinter avait refusé d'être anobli par la reine Elizabeth. Il avait toutefois accepté la Légion d'honneur française en 2007.
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# Posted on Thursday, 25 December 2008 at 12:37 PM

Edited on Thursday, 25 December 2008 at 12:58 PM

JOYEUX NOEL SOLIDAIRE !

JOYEUX NOEL SOLIDAIRE !
Le Blog d'André BONET, mercredi 24 décembre 2008. Joyeux noël solidaire ! La période des fêtes de fin d'année serait-elle plus propice aux actions citoyennes, à la générosité et à la consommation responsable ? C'est ce que nous démontrent quelques associations, qui à travers des actions ou des conseils nous montrent la voie d'un Noël plus solidaire.

PARIS (AFP) — Crise oblige, Noël 2008 se révèle difficile pour les commerçants et les consommateurs: les Français se montrent particulièrement économes pour les plaisirs de la table et les cadeaux aux proches, épargnant cependant les enfants, qui devraient de nouveau être gâtés.
"Les distributeurs ont anticipé la crise depuis quelques mois, en faisant des efforts de promotions et de baisses de prix. Ce qui a été moins anticipé, c'est l'ampleur de la crise", souligne Gilles Goldenberg, responsable de la distribution au cabinet d'études Deloitte.
Les promotions importantes, jusqu'à -50%, sur les jouets, vêtements, parfums, sapins ou bûches de Noël se sont ainsi multipliées ces dernières semaines, tout comme les facilités de paiement (trois fois sans frais).
En conséquence, le nombre d'autorisations de retraits et de paiements par carte bancaire délivrés la semaine précédant Noël a été stable par rapport à 2007 : 66,1 millions d'opérations, selon le Groupement des cartes bancaires. Le montant moyen des transactions est resté stable, passant de 97 euros à 96,40 euros.
Cependant, "les Français achètent autrement. Ils font des cadeaux plus utiles, moins chers, passent davantage de temps à comparer les prix, vont dans les magasins discount", indique M. Goldenberg.
Selon les distributeurs, les consommateurs sont aussi moins regardants sur les marques des produits alimentaires festifs, préférant celles des distributeurs, meilleur marché que les grandes marques.
Tous les circuits de distribution notent une baisse des dépenses par rapport à 2007, du centre commercial à l'enseigne de prêt-à-porter, en passant par la grande distribution alimentaire et le e-commerce.
Dans les centres commerciaux, où règne traditionnellement une grande affluence dès fin novembre, les clients sont moins nombreux, même à un jour de Noël. Pour la première quinzaine de décembre, la fréquentation y a baissé de 2,9% sur un an, selon le Centre national des centres commerciaux (CNCC), qui l'explique par la "baisse du moral des consommateurs français et l'inquiétude sur le marché de l'emploi".
En outre, les achats d'articles chers, dépassant 200 euros, sont reportés, et le panier moyen est inférieur à celui de l'année dernière, avait indiqué vendredi à l'AFP Jean-Michel Silberstein, délégué général du CNCC. Pour écouler les stocks, il fonde désormais ses espoirs sur les soldes, qui commencent le 7 janvier.
Même son de cloche pour les magasins d'habillement, qui traversent leur pire crise depuis le milieu des années 1990, et évoquent un mois de décembre "très difficile", selon l'Institut français de la mode (IFM).
Mais si les Français se serrent la ceinture, ils épargnent leurs enfants. Selon le cabinet spécialisé NPD, les enfants jusqu'à 11 ans recevront en moyenne sept cadeaux à Noël, dont 45% de jouets.
"La fréquentation s'est améliorée ces derniers jours, mais nous ne rattraperons pas la saison. Les ventes sont en baisse de 5% par rapport à 2007 et le panier moyen d'achat a chuté de 15%", indique cependant Jackie Pellieux, PDG de Joué Club.
Contrairement aux années précédentes, aucun jouet ou jeu ne cartonne: jeux de construction, voitures téléguidées, poupées, consoles de jeux et jeux de sociétés ont tous les faveurs des parents.
"Cette année, tous les repères sont cassés. Nous réfléchissons d'ores et déjà à un changement de stratégie de commercialisation pour l'an prochain, pour faire face à la crise et aux nouveaux comportements de consommation", confie M. Pellieux.

Le Père noël se met au vert

http://www.secourspopulaire.fr/joyeux-noel-avec-les-peres-noel-verts-n407.html
Le Secours populaire français organise depuis 1976 une grande opération de solidarité : les Pères noëls verts. Dans toute la France, des bénévoles participent à des collectes d'argent, de jouets, de friandises, tiennent des stands de paquets-cadeaux, organisent diverses activités pour récolter de quoi garnir les hottes des Pères noëls verts. Cette opération permet au Secours populaire de procéder à des distributions de cadeaux, de produits alimentaires et d'organiser des réveillons festifs. L'association receuille vos dons et vous propose de donner de votre temps, en aidant les Pères noëls verts.

Devenez bénévole de Noël

www.http://www.espacebenevolat.org/OpenHtml.asp ?html=noel
De nombreuses associations, nationales ou locales, organisent des réveillons solidaires ou préparent des colis de cadeaux à destination des plus défavorisés.
Ces actions reposent avant tout sur la mobilisation des bénévoles, qui font vivre ces actions.
L'espace bénévolat, plate-forme de mise en relation entre associations et bénévoles, vient de mettre en place une rubrique réservée au bénévolat lors de la période de Noël.

D'autres associations, présentes sur Internet, en appellent également à votre solidarité :

* L'association des petits frêres des pauvres organise chaque années près de 10 000 réveillons festifs et familiaux, et distribue des colis pour les personnes qui ne peuvent se déplacer :
www.petitsfreres.asso.fr/Webmaster/nous_aider_don_de_temps.html#les_reveillons_de_noel

* L'Institut des Hauts-de-Seine organise pour Noël une opération de préparation et de distribution de colis "Sourires de noël" :
www.institut-hauts-de-seine.org/sectionspages.php ?id=16

Partager son déjeuner

http://www.chequedudon.com
Pour la 6ème année consécutive, le groupe Chèque Déjeuner organise l'opération "Chèque du don". Lors de cette campagne de don, l'ensemble des chèques du groupe (déjeuner, disque, lire...) peuvent être envoyés gratuitement aux Restaurants du coeur qui distribuent grâce à ces dons plus de 9 millions de repas par an.


Pour un noël plus responsable...

www.actionconsommation.org/publication/article.php3 ?id_article=106
"Agir par la consommation", leitmotiv de l'association Action consommation, c'est aussi et surtout pertinent durant la période de Noël, où la consommation est reine. Du choix des cadeaux, des jouets, en passant par les achats alimentaires pour préparer le réveillon, Action consommation nous donne des pistes d'actions concrètes pour privilégier la qualité sociale et environnementale des produits achetés.

...et plus équitable
www.ahttp://www.artisansdumonde.org/noel-commerce-equitable-2005.htm
Artisans du Monde, association de commerce équitable, propose 36 idées cadeaux pour un Noël équitable.

Retrouvez par ailleurs l'ensemble des adresses des boutiques et magasins qui commercialisent les produits du commerce équitable sur le site de la plate-forme à laquelle sont affiliés la plupart des organismes de commerce équitable.
www.commercequitable.org/fra/france.php

Enfin, la Fondation de France lance un appel aux dons jusqu'au 31 décembre, afin de financer des Réveillons de la générosité, organisés par des petites associations pour des personnes en situation d'exclusion.
www.fdf.org.

Et pour terminer, à noter l'initiative renouvelée de Handicap International qui, grâce aux sacs à sapins que vous achetez, finance une partie de ses activités.

http://www.handicap-international.org/soutenir-nos-actions/acheter-solidaire/le-sac-a-sapin/index.html

Avec Mathieu Vallet
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# Posted on Wednesday, 24 December 2008 at 2:48 AM

Edited on Friday, 26 December 2008 at 11:35 AM

QUI NE CONNAIT PAS ENCORE SERGE BOIMARE ?

QUI NE CONNAIT PAS ENCORE SERGE BOIMARE ?
Le Blog littéraire d'André Bonet, samedi 20 décembre 2008. Serge Boimare : "la culture pour aider ces enfants "empêchés de penser". Qui ne connait pas (encore) Serge Boimare ? Jusqu'ici, on ne pouvait pas encore vous en faire grief, mais il va falloir cesser de chercher des excuses. Avec la publication de ce nouvel ouvrage, "Ces enfants empéchés de penser" (Dunod, 2008) l'ex-instituteur ouvre une nouvelle porte.

Serge Boimare est directeur pédagogique du Centre Claude Bernard à Paris. Son best-seller, "L'enfant et la peur d'apprendre", avait notamment exploré l'intérêt, pour l'enseignant, de recourir à des mythes culturels pour métaphoriser les craintes et les peurs des enfants et les réconcilier avec le savoir. Il faut dire qu'il aime à raconter l'histoire selon laquelle, jeune enseignant désespéré de ne pouvoir installer dans sa classe cette si mystérieuse "autorité", il avait eu recours, en désespoir de cause, à Hercule et à toute la mythologie pour constater, vaguement étonné, l'étrange pouvoir que ces oeuvres pouvaient avoir sur les hordes indisciplinées qu'il avait en charge d'instruire, ou plus précisément d'éduquer.
Ce nouvel ouvrage centre son regard sur les mécanismes que mettent en place certains enfants pour "s'empêcher de penser". Dormir, bouger, faire du bruit, se fabriquer une "carapace de certitudes", refuser la règle, aller trop vite, autant de "techniques" utilisées malgré lui par l'enfant qui ne peut entrer dans le cadre scolaire.
Exemples à l'appui -il est directeur du centre Claude Bernard et rencontre dans ses consultations des jeunes de toutes sortes-, Serge Boimare montre comment ces mécanismes de "protection de l'estime de soi", comme diraient les psychologues sociaux, conduisent à la lutte, au malaise, à la fuite de l'apprentissage par tous les moyens.
Plutôt que de penser qu'il "manque de bases" ou qu'il est "démotivé", il souhaite que les enseignants comprennent mieux pourquoi cette "insécurité du monde interne" provoque progressivement la "peur d'apprendre" et l'incapacité d'utiliser les quatre leviers qu'il identifie comme moteurs de l'apprentissage : curiosité, stratégies cognitives, comportement social et langage.
Comme cet enfant qui s'écrie en classe que "le verbe est bien con d'obéir au sujet", ou celui pour qui "la vie, c'est naze", beaucoup de jeunes peinent à "devenir élève", à organiser ce "temps de supsension" nécessaire à toute entrée dans l'apprentissage, ce moment où on ose, même en une fraction de seconde, choisir une procédure, soutenir une démarche, et donc gérer ses craintes de ne pas y arriver... "C'est pas pour moi, j'peux pas" ou "ce prof est nul" entend alors l'enseignant. L'échange avec ces élèves se transforme en rapport de force : élève ou prof risquent d'entrer en conflit de pouvoir pour être "celui qui a raison", d'une manière ou une autre.

Une autre manière de concevoir la réponse pédagogique

La seconde partie de l'ouvrage cherche donc à proposer des pistes pédagogiques aux enseignants, autour de trois axes : écouter, parler, écrire. Le "rattrapage par des entraînements supplémentaires" lui semble être un chemin très risqué. Il propose plutôt de les aider à mettre des "mots et des images sur leurs inquiétudes". On retrouve ici l'idée qui lui est chère, de recourir aux grands textes culturels : contes, mythes, épopées, fables... d'abord, à partir de lectures faites par l'adulte, avant de construire un temps d'échange collectif, lui-même préalable à la mise en écrit de quelques lignes, non pas sur le seul sens du texte, mais sur une des idées qui a surgi du débat.
Prenant appui sur sa propre expérience, il décrit longuement ce type de séance (p. 52 à 59) avant d'insister sur le fait que ce type de pratique est tout à fait transposable en classe. Il en juge par les nombreux témoignages des lecteurs de son premier ouvrage qui le mettent en œuvre dans leur classe, et qui constatent que leurs élèves font des progrès dans leurs capacités psychiques : celles qui leur permettent de continuer à être engagés dans une tâche, de "faire des images dans leur tête" pour se représenter les situations, ou à disposer de la sérénité suffisante pour supporter l'inquiétude de ne pas réussir...
Ainsi, intéresser, nourrir les esprits en raccrochant sa propre histoire à celles de ceux qui ont vécu avant soi, faire parler pour resituer et mettre en forme la pensée, relier le savoir aux questions fondamentales de la vie, pour oser aborder l'idée concrète de contrainte, sans laquelle aucun apprentissage n'est possible, lui semblent les questions à aborder pour les "pédagogues".

La coréflexion, une arme pour agir ensemble

"Jamais une formation, aussi brillante soit-elle, ne remplaceral es bienfaits de la co-réflexion entre professeurs pour améliorer l'efficacité de leurs actions". Voilà une phrase qui, pour une fois, devrait être lue par les enseignants comme un bel hommage à leur compétence professionnelle. Il précise cependant ce qui vient immédiatement à l'esprit d'un lecteur enseignant : "il est souhaitable que cette co-réflexion soit animée par une personne extérieure au groupe, afin d'atténuer les rivalités et les positions excessives"... Pas si commun...
Lutter contre l'isolement, profiter de l'expérience des autres, mieux repérer ses stratégies personnelles, oser expérimenter, prendre de la distance avec les conflits ordinaires semblent les bénéfices cités par les enseignants qui ont pu bénéficier de ce type d'échanges.
L'ouvrage se termine par un appel vibrant : "En ces temps de crise, ne gaspillons par l'argent public en poussant les professeurs vers des impasses qui pervertissent leur mission et les démoralisent. Aidons-les plutôt à croire au rôle de la culture, soutenue par un véritable travail d'équipe. C'est ainsi qu'ils retrouveront le plaisir de transmettre, même à ceux qui sont empêchés de penser".
Au denières nouvelles, Serge Boimare n'a toujours pas été appelé rue de Grenelle pour conseiller le ministre...

Ces enfants empêchés de penser, de Serge Boimare, Dunod, 17 €.

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# Posted on Saturday, 20 December 2008 at 3:30 PM

Edited on Saturday, 20 December 2008 at 3:45 PM